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Secrets de famille sur quatre générations

Secrets de famille sur quatre générations
Photo courtoisie, François Larivière

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Dans sa nouvelle création, écrite par quatre femmes, Le Petit Théâtre du Nord fera voyager ses spectateurs d’une génération à l’autre en suivant un homme sur plusieurs années. La pièce La maison, à l’affiche pour la saison estivale, montrera qu’une famille peut dissimuler plusieurs secrets.

« J’ai beaucoup de plaisir à jouer dans cette création », souligne le ­comédien Antoine Durand qui ­personnifie quatre personnages dans cette pièce, dont un curé. « C’est un beau défi. »

Dans La maison, on suivra le destin d’un homme depuis 1920 jusqu’en 1978, au moment où est campée la pièce. D’emblée, on apprend qu’il s’agit d’un homme qui est parti de rien, pour finalement cumuler une grosse fortune. « Ce n’est pas un homme particulièrement gentil », fait remarquer le comédien.

On comprend également qu’un certain mystère planera tout au long de la pièce. « Le concept tourne autour d’une machine à enregistrer, explique ­Antoine Durand. Ça n’existait pas dans le temps »

Quatre histoires

Comme il y a quatre auteures, Mélanie Maynard, Gabrielle Chapdelaine, Rébecca Déraspe et Maryse Wardaon, qui ont toutes travaillé leur texte chacune de leur côté, on s’est retrouvé avec quatre histoires bien distinctes provenant de quatre univers. Chaque auteure a développé son texte à partir de quatre périodes données, faisant ainsi une pièce sur quatre générations. « Ce sont quatre histoires qui se chevauchent », annonce le comédien.

La prémisse s’appuie également sur l’histoire de trois femmes qui sont des épouses, comme on le voulait à l’époque. Si au départ le fil conducteur n’est pas clair, on découvrira peu à peu qu’il y a un lien qui les unit.

Ces trois femmes ont un rôle important dans la pièce, puisque ce sont elles qui détiennent les clés de la maison. De plus, on s’attend à ce qu’un drame éclate et se poursuive d’une génération à l’autre. Si l’histoire fait dans le mystère, on raconte que la maison plongera dans l’étrange. Loin d’être la maison des jours heureux, on verra qu’elle est aussi un lieu de trahison, de mensonges, de vengeance et de tragédie. On parle même d’y mettre le feu.

Curé et sorcières

Les curés et les sorcières n’ont jamais fait bon ménage. Et ce sera encore vrai dans La maison, où ils ont à se côtoyer. Nous sommes à une époque où des femmes, dans certaines circonstances, pouvaient encore se faire traiter de sorcières.

« L’un de mes personnages est un curé et ce n’est pas un homme droit, confie Antoine Durand. On pourrait même dire que c’est un profiteur. »

En plus du curé et d’une histoire de sorcières, on aura également un fantôme.

« Nous sommes dans une structure très éclatée », conclut le comédien.

On pourra retrouver Antoine Durand­­­ sur les planches du Théâtre Duceppe dans la pièce Disparues de Tracy Letts à compter d’octobre prochain.

La maison

Auteurs : Mélanie Maynard, Gabrielle Chapdelaine, Rébecca Déraspe et Maryse Warda

Mise en scène : Sébastien Gauthier

Distribution : Antoine Durand, Geneviève Alarie, Annick Bergeron, Luc Bourgeois et Kim Despatis

À l’affiche jusqu’au 23 août au Petit Théâtre du Nord (Blainville)