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Les animaleries de Montréal craignent pour leur survie

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Les animaleries de Montréal affirment que leur survie est menacée par un nouveau règlement municipal qui les oblige à s’approvisionner en chats, chiens et lapins auprès de refuges ou de cliniques vétérinaires.

Cette règle contestée devant les tribunaux par un regroupement d’animaleries est entrée en vigueur le 1er juillet dernier.

«Le problème, c’est qu’il n’y en a pas [d’animaux de refuges]», a affirmé dimanche à LCN l’avocat Yves Pepin, qui représente ces commerçants dans leur poursuite contre la Ville. «La SPCA de Montréal, probablement le plus grand refuge de la province de Québec, a dit qu’elle ne voulait pas faire affaire avec nos clients. On ne pourra pas aller à la SPCA pour avoir des chiens et des chats. Ils sont autosuffisants.»

Ces animaleries, qui s’approvisionnaient jusqu’à tout récemment auprès d’éleveurs qui offraient selon eux une grande variété d’animaux de compagnies de races, affirment qu’il y aura d’autres conséquences néfastes en plus de la pénurie appréhendée.

Me Pepin a noté que les animaux qui se retrouvent dans des refuges sont souvent âgés, ce qui ne convient pas aux familles avec des enfants qui veulent les garder longtemps.

Il soutient que ce règlement municipal va favoriser les usines à chiots.

«Les gens vont se tourner vers l’internet. Et là, ça devient n’importe quoi, a dit l’avocat. Il y en a plusieurs qui se font avoir. Il y a de faux carnets de santé, le chien ou le chat est malade, et après cela, les retracer...»

Il estime que cela va provoquer davantage d’abandons et que les commerces établis seront mis en péril.

«Le commerce au détail, avec l’internet, cela devient de plus en plus dur. Les loyers sont chers, si tu perds 15-20% de ton chiffre d’affaires, tu fermes tes portes», a dit Yves Pepin.