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Des parents d’un joueur de hockey n’ont pas accepté qu’il ne joue pas

Ils poursuivaient des entraîneurs et des fédérations pour près de 300 000$

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Des parents frustrés de voir leur fils gardien de but passer deux parties sur le banc ont mordu la poussière en cour, après avoir déposé une poursuite de près de 300 000 $ contre les entraîneurs et des fédérations de hockey.

Daniel Gagnon et Nathalie Choquette n’ont vraiment pas aimé voir leur fils de 12 ans, gardien pour les Patriotes de Beauharnois, une équipe récréative en Montérégie, être écarté de deux matchs. Ils ont déposé trois recours différents à l’endroit d’entraîneurs, de parents et de fédérations de hockey mineur.

La quasi-totalité d’une des poursuites, chiffrée à 294 000 $ pour divers dommages, a toutefois été rejetée par le juge Martin Castonguay la semaine dernière.

La bisbille remonte à janvier 2016 dans cette formation pee-wee C. Les parents ont constaté lors d’un tournoi que leur fils n’était pas devant le filet de son équipe, comme il s’y attendait. Normalement, les deux gardiens alternaient d’un match à l’autre. Or, l’entraîneur-chef Luc Hart se réserve le droit de décider qui il envoie dans la mêlée lors des tournois.

Une discussion entre le père de l’enfant et l’entraîneur-chef a dégénéré après la rencontre, si bien que le parent a été accusé de voies de fait, mais le dossier s’est réglé par un interdit de contact.

Horaire de jeu

Le deuxième événement est survenu un mois plus tard. Le jeune devait manquer son match du 6 février 2016, mais il était disponible pour jouer le lendemain. La mère a tenté de faire modifier l’horaire de jeu, mais cela a été refusé par l’entraîneur.

Plusieurs écrits ont suivi, jusqu’à ce que la Fédération de hockey mineur de Beauharnois mette fin à la saison de l’adolescent.

« Quel mépris, un abus de pouvoir dégradant de la part d’un adulte, entraîneur-chef, en qui l’enfant lui [sic] accorde toute confiance, parce qu’il est l’autorité suprême. Une trahison répugnante », ont écrit les parents au sujet de l’entraîneur-chef, selon le jugement.

Rejet

Le Tribunal a accepté la semaine dernière de rejeter la poursuite contre l’entraîneur-chef, les entraîneurs adjoints, Hockey Lac-Saint-Louis et Hockey Québec.

« De fait, le Tribunal ne peut que constater que les injures et les menaces viennent plutôt de M. Gagnon », a indiqué le juge Castonguay.

Seule la Fédération du hockey mineur de Beauharnois n’était pas incluse dans cette demande de rejet partielle.

Une autre demande en rejet a toutefois été refusée par le juge cette semaine, dans un dossier où le couple poursuit six personnes pour dommages et intérêts, en raison du stress provoqué par les procédures criminelles.

– Avec la collaboration d’Héloïse Archambault