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Fuite chez Capital One: nos données ne devraient pas être cédées aux entreprises privées, selon les libéraux

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Alors qu’une nouvelle fuite de données, cette fois chez Capital One, fait la manchette, la députée libérale Marwah Rizqy demande au gouvernement d'être patient avant de confier les données de la population à des entreprises privées.

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L’hiver dernier, le Conseil du trésor a annoncé vouloir céder la gestion d’au moins 80 % des données personnelles des Québécois à des entreprises privées comme Amazon, IBM ou CGI afin de réaliser des économies et d’améliorer la sécurité des informations.

«Il est beaucoup trop tôt pour commencer à donner les informations des Québécois à des entreprises. Faisons les choses dans l’ordre. Prenons le temps de faire nos devoirs et d’apprendre des erreurs faites ailleurs dans le monde», a lancé Marwah Rizqy, porte-parole de l’opposition en matière de stratégie numérique, en entrevue au Québec Matin.

Le gouvernement Legault estime que d’ici trois ans il fera des économies de 100 M$ annuellement en plaçant les informations des Québécois dans un système d’infonuagique, mieux connue sous nom anglais: «cloud».

Pour le moment, le Centre de services partagés du Québec (CSPQ) possède 457 centres de traitement de l'information où sont entreposés les serveurs dans lesquels toutes les informations des Québécois sont emmagasinées.

Marwah Rizqy réclame une commission afin de déterminer la meilleure façon de protéger les informations des Québécois.

Elle soutient que la ressource la plus précieuse dans le monde au XXIe siècle se trouve à être les données personnelles.