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Voyez la surprise émouvante organisée à une coach de soccer

La candidature d’une entraîneuse de Repentigny a été retenue dans le cadre de notre série «Le meilleur coach du Québec»

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Si Julie Garceau n’avait pas été là, l’une des équipes des Olympiques Repentigny aurait été abolie. Mais l’entraîneuse, reconnue comme «une main de fer dans un gant de velours», a su rebâtir la confiance de ses joueurs, qui la voient dorénavant comme une «deuxième mère».  

En moins d’un an, la formation compétitive U16 AA s’est hissée au deuxième rang de la ligue. «Les autres équipes ont peur de nous maintenant, dit le capitaine de l’équipe, Émile Grenier. Ce n’était pas le cas avant. Le nom de Julie Garceau résonne parce qu’ils savent qu’elle a réussi à sauver l’équipe.»     

Alors qu’elle croupissait au fond du classement en 2016, l’équipe a été abandonnée par son ex-entraîneur au début de la saison.     

«Ça allait si mal que l’année suivante, ils étaient censés abolir notre équipe, se souvient Émile. Puis, un peu avant la fin de l’été, Julie est venue nous voir jouer et c’est là qu’elle a décidé de reprendre les rênes.»   

Photo Agence QMI, Joel Lemay

Petites victoires  

En deux ans, la coach de 41 ans a ressoudé l’équipe autour d’une approche qui mise «sur la réussite du groupe plutôt que sur les petites victoires individuelles».     

«J’ai une approche qui est beaucoup sur le respect, la justice et l’équité, explique la coach impliquée dans le soccer depuis plus de 20 ans. Je ne favorise personne en particulier. Je valorise beaucoup le groupe. Chaque bataille qu’on a gagnée, je les ai valorisées.»     

Photo Agence QMI, Joel Lemay

Aux yeux des parents des joueurs, la coach possède un magnétisme qui est rassembleur pour les ados.     

«Les gars reconnaissent son talent. Il y a une relation de respect très naturel. Elle n’a jamais à réprimander un gars», explique Julie Malette, la mère d’un jeune joueur.     

Photo Agence QMI, Joel Lemay

Milieu d’hommes  

«Julie a une capacité de s’adapter partout, indique le président du club de soccer de Repentigny, Éric Lepage. Elle sait quand serrer la vis, ou quand il faut laisser plus de lousse. Avec des gars de 16 ans, ça fait toute la différence.»     

Depuis quelques années, c’est «coach Garceau» qui forme les nouveaux entraîneurs qui tentent d’obtenir de nouvelles licences à Repentigny.     

Photo Agence QMI, Joel Lemay

«Elle a amené beaucoup de rigueur et de passion aux formations. Le taux de réussite est pratiquement de 100%», ajoute M. Lepage.     

Mais l’entraîneuse ne l’a pas eu facile, explique Julie Malette. «Il n’y en a pas beaucoup, des femmes. Son travail n’est jamais mis en valeur », dit la mère de famille.     

 · Avec la collaboration de Jean-Maxime Bourgoin  

► Plus de 500 inscriptions ont été reçues dans le cadre de la série «Le meilleur coach du Québec». D’autres candidats seront présentés prochainement dans Le Journal.  

Photo Agence QMI, Joel Lemay

Une cérémonie surprise     

Pour la remercier de son dévouement ces trois dernières années, l’équipe de 20 joueurs a récemment organisé une cérémonie surprise et émotive au Centre récréatif de Repentigny captée par l’équipe numérique du Journal.     

Joueurs, parents et bénévoles ont pris la parole pour rendre un hommage bien senti à la femme de soccer.     

«Je savais que les joueurs et les parents m’appréciaient. Ça me fait chaud au cœur qu’ils aient fait cette action-là, a-t-elle déclaré. Cette équipe-là, il y a une connexion que je ne vivrai jamais avec aucune autre équipe.»