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Montréal: une pétition pour contrer le gaspillage alimentaire

Montréal: une pétition pour contrer le gaspillage alimentaire
Photo d'archives, Agence QMI

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MONTRÉAL – La Ville de Montréal pourrait consulter la population sur la problématique du gaspillage alimentaire, à condition qu’une pétition électronique obtienne les 15 000 signatures requises.

La pétition demande à la métropole de prendre des mesures «afin qu’il n’y ait plus de gaspillage et de destruction d’aliments encore propres à la consommation par les commerces, institutions et industries».

Une «réflexion collective pour que les acteurs montréalais s’inspirent des meilleures pratiques» est souhaitée.

Les initiateurs de la pétition sont Atlantide Desrochers, Dalila Assefsaf et Fred Morellato, d’après les communications de la Ville. Mme Desrochers, militante contre le gaspillage alimentaire, n’était pas disponible pour commenter.

La période de signature débutera «dans les prochains jours», selon Émilie Thuillier, responsable de la démocratie au comité exécutif de la Ville. Afin d’obliger la tenue d’une consultation par la Ville, 15 000 signatures sont nécessaires.

«Quinze mille noms, ça peut paraître très important, mais dans une grande ville comme Montréal, ça peut être réalisé assez facilement si le sujet est pertinent et motivant», a commenté Mme Thuillier mercredi matin.

«Nous avons l’impression que ce sujet va répondre à des préoccupations des Montréalais au niveau du gaspillage alimentaire, des enjeux environnementaux, des enjeux sociaux», a ajouté l'élue.

La Ville soutient financièrement des organismes luttant contre le gaspillage. «Nous travaillons actuellement avec les banques alimentaires pour améliorer leurs méthodes de tri et réduire la destruction», a mentionné Laurence Houde-Roy, attachée de presse du comité exécutif.

Réduire l’empreinte écologique du système alimentaire fait partie des objectifs du Conseil du système alimentaire montréalais. «Des actions visant à y répondre seront incluses dans le prochain plan d’action qui verra le jour à l’automne», a précisé Mme Houde-Roy.

Actuellement, «on n’a absolument aucun plan ni au municipal ni au provincial ni au fédéral» dédié à la lutte au gaspillage, a soutenu Éric Ménard, fondateur et coordonnateur de Réseau contre le gaspillage alimentaire. Au-delà de mesures à la pièce, une stratégie globale serait la bienvenue, selon lui. Si certains pouvoirs relèvent de Québec ou d’Ottawa, les municipalités peuvent aussi agir, comme via des campagnes de sensibilisation, suggère-t-il.

Stéphane Lacasse, directeur des affaires publiques et gouvernementales à l’Association des détaillants en alimentation du Québec, s'interroge quant à la nécessité d’une consultation et propose plutôt d’améliorer les initiatives existantes.

Selon lui, la Ville devrait aider les banques alimentaires à accroître leur capacité de stockage de denrées. Certains invendus sont jetés pour respecter les normes de salubrité, mais lorsque c’est possible «on va l’offrir aux banques alimentaires».