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Animaleries montréalaises: la réglementation nuit aux animaux, selon l’IEDM

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MONTRÉAL – Le sort des animaux de compagnie pourrait se trouver détérioré par la nouvelle réglementation de la Ville de Montréal, qui demande dorénavant aux animaleries de s’approvisionner en chats, chiens et lapins uniquement auprès de refuges ou de cliniques vétérinaires.

C’est du moins ce que soutient l’Institut économique de Montréal (IEDM), dans une publication diffusée jeudi. 

«Si le règlement pénalise les entreprises ayant pignon sur rue, la vente en ligne demeurera libre de contraintes. Les clients pourront donc sans problème acheter leurs chiots et chatons selon leurs choix et leurs préférences chez des éleveurs et des particuliers qui, au contraire des animaleries, ne détiennent pour la plupart aucun permis du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, et qui ne sont pas régulièrement inspectés», peut-on lire dans l’article rédigé par Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM. 

Le règlement empêche les consommateurs d’acquérir un animal de leur choix, en plus d’entraver la liberté de commerce des animaleries, soutient aussi M. Belzile. «Les refuges, qui accueillent des animaux abandonnés, n’ont pas assez d’animaux pour répondre à la demande ou à tout le moins aux besoins des consommateurs, ce qui pourrait menacer la survie de plusieurs animaleries», poursuit-il. 

Les vétérinaires n’ont par ailleurs pas le droit de vendre des animaux, ce qui rend l’approvisionnement auprès de cliniques vétérinaires difficile, souligne aussi la publication. 

Publisac

Le texte critique également la recommandation de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de distribuer des dépliants publicitaires (dont le Publisac) seulement aux personnes qui en font la demande. 

Un tel procédé de distribution diminuerait le nombre de dépliants imprimés, concède l’IEDM. «Or, cet effet en cache un autre: si elle était appliquée, la formule menacerait le modèle d’affaires et même la survie des hebdomadaires locaux», souvent distribués dans le Publisac, selon M. Belzile. 

Un tel règlement viendrait involontairement en contradiction avec les objectifs des gouvernements provincial et fédéral, «qui cherchent justement des moyens de permettre aux journaux de demeurer économiquement viables», écrit M. Belzile.