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Coupe Rogers à Montréal: un toit pour assurer l’avenir du tournoi

Le directeur de l’événement, Eugène Lapierre, aimerait obtenir cette structure pour 2023

Coupe Rogers à Montréal: un toit pour assurer l’avenir du tournoi
Photo d'archives, Ben Pelosse

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Eugène Lapierre jugeait il y a quelques années qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un toit sur le court principal pour son tournoi. Cependant, le directeur de la Coupe Rogers a changé son fusil d’épaule et il est maintenant d’avis que cette structure est essentielle à la pérennité de son événement.

Ce n’est pas une cachette. En raison des changements climatiques, la majorité des organisateurs de tournois aux quatre coins de la planète sont en train d’envisager cette possibilité.

Les stades principaux des quatre tournois majeurs en possèdent tous un. À Wimbledon, les organisateurs ont trouvé les fonds nécessaires pour en bâtir un deuxième, qui était en fonction cette année.

Concernant des événements Masters 1000, comme celui de Montréal, les tournois de Madrid et de Shanghai comptent déjà sur un toit.

Et Montréal ? Eugène Lapierre travaille sur le dossier avec les différents paliers de gouvernements depuis quelques années. Il tente de trouver des solutions pour diviser une facture qui est évaluée à 70 millions $. Pour l’homme de tennis, un toit est nécessaire afin d’assurer l’avenir de son tournoi.

Le directeur de la Coupe Rogers, Eugène Lapierre, a expliqué jeudi en conférence de presse qu’il souhaite avoir un toit sur le terrain principal du stade IGA.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Le directeur de la Coupe Rogers, Eugène Lapierre, a expliqué jeudi en conférence de presse qu’il souhaite avoir un toit sur le terrain principal du stade IGA.

Objectif 2023

« J’espère que ce n’est qu’une question de temps. Notre projet a été bien reçu par les différentes instances, a souligné Lapierre lors d’un point de presse tenu au stade IGA jeudi. Dans un scénario idéal, j’aimerais que le toit soit installé pour 2023.

« On n’a pas reçu de pression de la part des instances de l’ATP et de la WTA. Par contre, on doit s’assurer de garder le statut de notre tournoi. »

Pour une raison ou une autre, les tournois de Hambourg et de Monaco ont été rétrogradés au cours de la dernière année. Et Lapierre ne veut pas que celui de Montréal se retrouve dans la même situation.

De la résistance

Comme on le constate à chaque projet de cette envergure, et qui nécessite l’investissement de fonds publics, il y a des groupes citoyens qui font connaître leur désapprobation. Ce fut le cas avec l’agrandissement du stade Percival-Molson ou avec la construction des nouveaux paddocks pour la Formule 1 au circuit Gilles-Villeneuve.

Lapierre a rencontré une vingtaine de groupes de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension afin de leur présenter son projet. L’objectif a surtout été de les rassurer.

« On voulait seulement les informer qu’on n’avait pas l’intention de présenter ou d’organiser des événements culturels si un toit était installé sur notre stade », a précisé le vice-président principal de Tennis Canada.

Au fil des années, le stade IGA a été le théâtre de plusieurs événements comme des fêtes annuelles de certaines compagnies, une compétition de CrossFit et même un examen pour les futurs comptables.

Deux phases

Même s’il affirme que son projet est au stade préliminaire, Lapierre a déjà une bonne idée de l’échéancier des travaux potentiels.

« Exécuter tous les travaux entre deux tournois, ce ne serait pas possible, a-t-il ajouté. On aurait possiblement besoin de deux ans pour faire l’installation d’un toit. Bien sûr, c’est une hypothèse de départ.

« On devrait attendre le projet final pour fixer un échéancier précis. »


► Le tirage au sort du tableau principal sera effectué vendredi. On aura donc une idée des affrontements possibles au courant du tournoi qui s’amorce demain avec les qualifications.