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«Rapides et dangereux présentent Hobbs et Shaw» : le pied au plancher!

Premiere Of Universal Pictures' "Fast & Furious Presents: Hobbs & Shaw" - Red Carpet
AFP Dwayne Johnson et Jason Statham

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Dwayne Johnson et Jason Statham se lâchent dans ce dérivé fort amusant de la saga de Vin Diesel.

Tout est surdimensionné dans ce «Rapides et dangereux présentent Hobbs et Shaw», qui mise sur la surenchère pour divertir les cinéphiles. Car l’intrigue de base fait dans l’absurde – un virus mortel doit absolument être récupéré par nos deux agents, avant que le méchant Brixton (Idris Elba) s’en empare – et la suite de l’action défie la gravité et la logique.

Mais ce n’est pas grave! Le Hobbs de Dwayne Johnson, ajout à la saga des «Rapides et dangereux» dans le cinquième volet, est égal à lui-même. Musclé, sympathique, l’agent du Service de sécurité diplomatique de Los Angeles est appelé à la rescousse par son vieux partenaire (Ryan Reynolds, dans une apparition clin d’œil au réalisateur David Leitch, également à la barre de «Deadpool 2»).

Il se joint à Shaw (Jason Statham), encore plus «british» que d’habitude, qui nous rappelle son passé de «Transporteur» (le premier est de loin le meilleur), lors d’une poursuite époustouflante au volant de sa McLaren dans les rues de Londres.

Après avoir commencé en s’affrontant, les deux compères unissent leurs forces pour venir à bout de Brixton, mi-humain, mi-cyborg, d’autant que Hattie (Vanessa Kirby), sœur de Shaw, et qui s’est injecté le virus mortel, se retrouve dans la ligne de mire du méchant.

Vous l’avez compris, le scénario de Chris Morgan et Drew Pearce n’a d’autre but que d’effectuer des transitions entre les scènes d’action. Et celles-ci sont nombreuses. Hobbs descendant en rappel d’un gratte-ciel, Hattie échappant à Brixton, dotée d’une moto qui s’enroule autour de son corps (l’effet est superbe), Hobbs et Shaw pénétrant à Tchernobyl, repaire de Brixton, la bataille finale dans les îles Samoa, domaine familial de Hobbs... Le tout, asséné en 138 minutes effrénées et frénétiques.

Oui, ça finit par être étourdissant. Oui, on y trouve des rappels de James Bond, de John Wick et de tout ce que le cinéma compte de films d’action à haute teneur en testostérone. Oui, c’est enlevant. Oui, c’est humoristique. Oui, il y a deux apparitions de Kevin Hart et deux autres d’Helen Mirren. Oui, il y a plusieurs scènes post-générique de fin. Oui, la notion de famille, omniprésente dans «Rapides et dangereux», se retrouve ici.

Mais, non, il n’y a pas assez de poursuites de voitures. Et, non, il n’y a pas ce je-ne-sais-quoi humain qui rend les «Rapides et dangereux» aussi charmants.

  • Note : 3,5 sur 5