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Des milliards de dollars à la portée de Chantier Davie

Ottawa fera construire six nouveaux brise-glaces pour la Garde côtière canadienne

Le chantier maritime Davie à Lévis demande depuis des années d’être impliqué davantage dans la stratégie navale du fédéral.
Photo d'archives, Simon Clark Le chantier maritime Davie à Lévis demande depuis des années d’être impliqué davantage dans la stratégie navale du fédéral.

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Ottawa passe de la parole aux actes. Le fédéral annonce la construction de six nouveaux brise-glaces pour la Garde côtière. Des contrats, dont la facture totale sera de plusieurs milliards de dollars, qui devraient aboutir au Chantier Davie, de Lévis.

« Les demandes que recevra la Garde côtière ne feront qu’augmenter alors que la fréquence et l’intensité des effets des changements climatiques s’accentuent. Avec l’ajout de nouveaux brise-glaces, nous veillons à ce que les femmes et les hommes de la Garde côtière canadienne disposent de l’équipement dont ils ont besoin », avance le ministre des Pêches et des Océans, Jonathan Wilkinson.

Ce dernier a aussi annoncé vendredi qu’Ottawa démarrait le processus concurrentiel afin d’ajouter un troisième chantier naval canadien pouvant soumissionner dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. Les fournisseurs intéressés ont 15 jours pour répondre à l’invitation.

Dans un communiqué, on peut lire que « ce chantier naval construira les nouveaux brise-glaces pour la Garde côtière ». Par ailleurs, pour se qualifier, les entreprises doivent déjà avoir construit un navire de plus de 1000 tonnes.

En mai dernier, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos mentionnait que Davie était « bien positionné » pour devenir ce troisième partenaire d’affaires. Actuellement, Seaspan de Vancouver et Irving d’Halifax sont les principaux joueurs.

Depuis des années

Davie demande depuis des années d’être impliqué davantage dans la stratégie navale du fédéral. Le chantier maritime a fait pression sur Ottawa, notamment pour construire le brise-glace polaire John Diefenbaker, un projet avec un budget de 1,3 milliard $.

En 2011, le contrat pour ce navire avait été octroyé à Seaspan, qui n’a pas été en mesure de respecter son entente. En juin, il a été retiré de son carnet de commandes.

Selon le vice-président aux affaires publiques chez Davie, la construction de ce navire devrait maintenant aboutir à Lévis. Il s’est également dit heureux de l’annonce du gouvernement fédéral.

« C’est une annonce extrêmement importante. C’est une étape décisive pour l’avenir du chantier Davie », avance Frédérik Boisvert, soulignant que cela représente des milliards de dollars.

« Le chantier qui sera qualifié à l’issue de ce processus devra construire parmi les plus gros brise-glaces au monde. Il pourra développer une expertise de pointe dans ce domaine », poursuit-il.

Expérience

Le porte-parole rappelle que Davie possède déjà de l’expérience dans la construction de ce type de navires. Son organisation travaille actuellement sur la conversion de trois brise-glaces pour Ottawa. Un contrat de 610 millions $.

Si l’entreprise de Lévis remporte la mise, la direction estime que le nombre de travailleurs au chantier pourrait dépasser la marque de 2017, soit plus de 1100 personnes.

« Si nous avons ces contrats, cela pourrait aussi entraîner d’importantes retombées économiques pour tous nos fournisseurs du Québec », fait valoir M. Boisvert.