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«Histoires effrayantes à raconter dans le noir» : un Guillermo del Toro pour les jeunes

«Histoires effrayantes à raconter dans le noir» : un Guillermo del Toro pour les jeunes

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Parues dans les années 1980 et 1990, les histoires d’Alvin Schwartz ont fait frissonner des générations d’adolescents. Aujourd’hui, le long métrage coécrit et produit par Guillermo del Toro se propose de faire revivre aux jeunes les peurs d’antan...

Retravaillé pour le grand écran, «Histoires effrayantes à raconter dans le noir» suit des ados qui découvrent des récits créés par Sarah Bellows (Kathleen Pollard), une jeune fille avec d’horribles secrets, et se déroule en 1968, année charnière dans l’histoire des États-Unis.

«Lorsque nous avons commencé à nous pencher sur le projet, il y a cinq ans, j’ai eu à penser à la manière dont les ouvrages pourraient être traduits au grand écran. Puis, je me suis souvenu que j’avais créé le "Livre des croisées des chemins" pour "Le labyrinthe de Pan". Je me suis dit que ce serait super si nous avions un livre qui lit le lecteur et qui écrit ce dont on a le plus peur. Puis, le thème global devient celui des histoires qu’on se raconte entre nous», a expliqué Guillermo del Toro lors du Comic-Con de San Diego, le 21 juillet dernier.

«Le film est classé "13 ans et plus" [NDLR: Avertissement aux parents, des contenus pourraient ne pas être appropriés pour des enfants de moins de 13 ans], les livres ont été lus par trois générations de lecteurs, beaucoup de pères savent qu’il s’agit d’histoires qu’on se raconte autour d’un feu de camp. Aucune des histoires n’est sanglante. Elles font peur, elles contiennent de l’humour et sont très humaines. Nous essayons de rester divertissants.»

«Nous voulions rendre une époque, tout en présentant un film d’actualité. Au fond, le film montre que ce que nous disons les uns des autres devient une réalité, ce qui, à l’heure des médias sociaux, est très pertinent.»

Les illustrations des trois recueils de nouvelles, faites par Stephen Gammell, ont également marqué les esprits. En noir et blanc, montrant des monstres ou des créatures qui n’ont rien d’humain, les dessins appuyaient chaque histoire.

Classique

C’est André Øvredal, l’homme qui a porté «Trollhunters» de del Toro au petit écran, qui s’est chargé de la réalisation de ces «Histoires effrayantes à raconter dans le noir».

«Ç’a été très amusant de donner vie à ces personnages, car il a fallu en faire des personnages en trois dimensions. Le public n’a vu que des dessins de leurs aspects. Nous ne les avons jamais entendus parler, nous ne les avons jamais vus bouger. Nous avons donc joué avec tout ça», a souligné le cinéaste.

«J’ai grandi avec les films d’Amblin, comme "Retour vers le futur" et toutes ces productions. Quand j’ai lu les scénarios, j’y ai vu la possibilité de créer un film d’horreur visuellement inhabituel.»

«On commence par la dynamique existante entre mon personnage de Stella et ses deux meilleurs amis, avec lesquels elle parcourt la ville à vélo pour faire des bêtises, a expliqué l’actrice Zoe Colletti lors du Comic-Con. Puis, ensuite, nous faisons la connaissance de Ramon, un ado qui vient tout juste de déménager et que nous intégrons à notre groupe.»

Pour Guillermo del Toro, cette histoire de passage à l’âge adulte est «un point crucial dans l’histoire américaine».

«C’est la fin de l’enfance pour les jeunes et un moment de réveil pour les États-Unis. Le film n’est en aucun cas un discours politique, mais il possède un contexte qui le rend intéressant et pertinent. Je crois que le public s’attend à avoir peur, veut voir les créatures et se faire divertir, mais je crois aussi que tout le monde trouvera les personnages mémorables.»

«Histoires effrayantes à raconter dans le noir» fera frissonner dès le 9 août.