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Les chiffres de la semaine

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Les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi cet été, elles décortiquent des chiffres qui vous permettront d’y voir plus clair dans l’actualité estivale.

53 434

Photo courtoisie

C’est l’équivalent en terrains de football de la superficie qui a brûlé lors de feux de forêt l’an dernier au Québec : 53 434 terrains de football américains, c’est plus grand que la ville de Laval.

Selon la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), 531 incendies ont été enregistrés l’année dernière dans la zone de protection « intensive ». Il s’agit de la zone située dans la moitié sud de la province, où la population est importante et où le bois a une valeur économique.

Depuis 1922, la pire année a été 2005 : 1258 feux avaient été répertoriés et une superficie correspondant à environ huit fois l’île de Montréal, ou quatre fois le lac Saint-Jean, a brûlé.

Plus de la moitié de ces incendies avaient pour origine la foudre, d’après la Base de données nationale sur les forêts.

L’année où les feux ont causé le moins de dégâts reste 2008, avec 189 incendies et 132 hectares affectés, soit un peu plus que l’aire des plaines d’Abraham, précise la SOPFEU.

Depuis janvier dernier, 197 brasiers ont été déclarés dans la zone « intensive » au Québec, ce qui est moins élevé que la moyenne de 372 feux notés à la même date depuis la dernière décennie. Une surface représentant environ 10 642 terrains de football a été touchée à ce jour.

L’arrivée tardive du printemps, les précipitations et les températures froides ont réduit le nombre d’incendies cette année, a expliqué l’agente à la prévention et aux communications à la SOPFEU Marie-Louise Harvey.

L’humidité présente depuis le début de l’été, malgré la chaleur, aide aussi à minimiser le risque.

– Sarah Daoust-Braun

206

C’est le nombre de livres que pèse en moyenne une personne « d’autre genre » en été, selon les nouvelles normes du Manuel d’information aéronautique de Transports Canada, en vigueur depuis jeudi. Cette norme permettant aux transporteurs aériens d’estimer le poids total de leurs passagers a dû être mise à jour.

Pourquoi doit-on estimer le poids des personnes « d’autre genre » ? Parce que depuis juin dernier, les Canadiens qui ne s’identifient pas comme femme ou homme peuvent inscrire « X » dans leurs passeports.

Transports Canada a aussi profité de cet ajout pour mettre à jour les poids moyens des passagers qui s’identifient comme homme ou femme, en fonction des données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2009.

En été, le poids moyen d’un homme est maintenant de 206 lb et celui d’une femme est de 172 lb. Pour les poids moyens en hiver, Transport Canada ajoute 6 lb à ses estimations, peu importe le genre.

Avant, Transport Canada se basait sur l’ESCC de 2003. Le poids des hommes était alors estimé à 200 lb et celui des femmes à 165 lb.

– Marie Christine Trottier