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Osheaga: fumer du cannabis en toute sécurité

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MONTRÉAL - Si certains ont pu craindre que la légalisation du cannabis puisse générer des dérapages dans des événements de la trempe d’Osheaga, c’est plutôt le contraire qu’on a pu constater, samedi, au parc Jean-Drapeau.  

Après s’être habitués au site revampé, les spectateurs ont vite cessé d’être timides sur le briquet, allumant des joints comme on décapsule une bière. Et attention, les pétards étaient roulés avec du cannabis apporté dans des contenants de la Société québécoise du cannabis (SQDC), tel qu’exigé par le promoteur evenko.  

«C’est une façon de nous assurer de la qualité des produits consommés sur place. On travaille en choeur avec les autorités pour tout ce qui porte sur le cannabis», a indiqué Philip Vanden Brande, gestionnaire principal des relations média.  

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

En plus d’une équipe médicale et des agents d’accueil formés, les festivaliers peuvent compter sur le Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP), présent sur le site pour tout le festival.  

«Notre mission est de réduire les risques reliés à la consommation de toutes les substances. Sincèrement, je ne pense pas que la légalisation du cannabis a changé la consommation des festivaliers», a affirmé Marie-Anik Blanchet-Gagnon, responsable du volet festif au GRIP.  

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Marc-André Dufour, festivalier de 23 ans habitant à Montréal, a vu d’un bon oeil l’arrivée - officielle - du cannabis à Osheaga. «C’est plus sécuritaire! Je n’ai vu personne avoir des difficultés aujourd’hui avec la marijuana, alors que c’est loin d’être le cas pour des personnes qui ont bu!»  

«Selon moi, ça peut même calmer l'anxiété de certaines personnes! Les foules, ça peut être angoissant!» a supposé Emma Martin, spectatrice de 21 ans venue de Waterloo, qui ne consomme pas de cannabis.  

«Les gens fumaient déjà avant... Maintenant, on peut faire confiance à ce qu’on fume», a ajouté Rochelle Allen, étudiante de 29 ans en marketing de la mode.  

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Des spectacles pour tous les goûts  

Samedi, les festivaliers ont pu apprécier les performances de plusieurs artistes de renom. Soulignons le coloré concert du talent à surveiller Les Louanges et le spectacle très chorégraphié de l’artiste américaine Janelle Monáe, qui a fait danser le public avec ses succès «Pynk» et «Make Me Feel».  

La prestation de City and Colour nous a également offert un moment de pure beauté lorsque l’artiste québécoise Geneviève Racette est allée chanter Hello, I’m In Delaware en duo avec Dallas Green.  

The Chemical Brothers, la tête d’affiche très attendue du jour, a lancé la fête avec Go, pour poursuivre avec Free Yourself qu’on trouve sur No Geography, album sorti plus tôt cette année.  

Au moment d’écrire ces lignes, les festivaliers ne se faisaient pas prier pour danser sur les rythmes du populaire duo électro.  

Osheaga se tient au parc Jean-Drapeau du 2 au 4 août.