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Les gloires brésiliennes à Montréal: un rêve devenu réalité pour Patrice Bernier

L'ancien capitaine de l'Impact de Montréal Patrice Bernier.
Dominick Gravel/Agence QMI L'ancien capitaine de l'Impact de Montréal Patrice Bernier.

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MONTRÉAL | Patrice Bernier a peut-être connu une grande carrière dans le soccer, mais il a rarement partagé le terrain avec les légendes de son sport. L’ancien capitaine de l’Impact de Montréal avait donc des étincelles dans les yeux, dimanche au Stade Saputo, lorsqu’il parlait des Cafu et Rivaldo de ce monde.

Enfilant à nouveau le maillot du onze montréalais à l’occasion d’une rencontre entre des anciens de l’Impact et des légendes brésiliennes, Bernier a touché la cible lors des tirs au but, tout comme son ancien coéquipier Didier Drogba, dans ce qui s’est avéré être un revers des anciens de l’Impact, alors qu’au terme des 90 minutes réglementaire, les deux formations étaient dans une impasse de 3 à 3. Mais pour Bernier, le résultat de la rencontre était bien secondaire.

«On a montré qu’on est capables d’accueillir des "stars" comme ça ici à Montréal, a lancé Bernier, qui n’a pas caché son plaisir de fouler à nouveau la pelouse du Stade Saputo. Si tu m’avais dit, il y a 20 ans, qu’on allait avoir un stade spécifique de soccer, et qu’on allait jouer contre des "stars" internationales avec des palmarès extraordinaires, j’aurais ri.»

«C’est une chose à laquelle nous ne faisions que rêver avant, mais maintenant, c’est possible. Ils sont peut-être retraités, mais par le passé, jamais, jamais nous n’aurions pensé que ce genre de joueurs, ces champions de la Coupe du monde, viendraient jouer à Montréal.»

Encore du chemin à faire

Bernier ne se raconte toutefois pas d’histoire. Il sait pertinemment que la Major League Soccer (MLS) ne s’est pas encore donné les moyens pour embaucher les grandes vedettes d’aujourd’hui pendant leurs meilleurs moments en carrière.

Toutefois, la présente convention collective du circuit doit prendre fin le 31 janvier 2020. Il espère que les négociations en cours permettront de mettre en place un cadre de travail plus attrayant pour tous les grands noms de ce monde.

«Il va surement y avoir des changements dans la structure. S’il y a plus d’argent, tu vas pouvoir attirer des joueurs. Parce qu’en Europe, les salaires sont démesurés», a analysé Bernier.

Parité

Appelé à commenter la saison de l’Impact, celui qui est maintenant entraîneur adjoint des équipes de l’Académie s’est dit raisonnablement optimiste, sans cacher que la parité dans l’Association de l’Est pourrait faire mal au Bleu-Blanc-Noir.

«Ce n’est pas facile dans l’Est. Ce n’est pas facile, a-t-il répété. L’équipe a eu des bons matchs, mais on dirait que c’est en montagnes russes un peu. Il va falloir se regrouper et il va falloir qu’ils soient solidaires pour passer à travers. Et puis ils peuvent compter sur le retour de [Ignacio Piatti] et l’arrivée de Lassi Lappalainen.»

«Donc s’ils peuvent rester en forme et maximiser l’apport de leurs joueurs offensifs, je pense que c’est possible qu’ils réussissent une poussée pour les éliminatoires. Je crois qu’ils ont l’équipe pour y arriver.»

En bref

Initialement, la rencontre des anciens de l’Impact contre les légendes brésiliennes devait avoir lieu le 23 juin. Drogba ne pouvait y participer. Lorsque le duel a été reporté, il n’a toutefois jamais hésité à réserver un vol aller-retour pour venir à Montréal.

L’Ivoirien a toutefois failli à sa tâche en ignorant la conférence de presse à laquelle il devait participer après la rencontre.

Effectuant un triple changement avec environ 20 minutes à écouler, le Brésil a joué quelques minutes avec un joueur en trop. Le temps de marquer un but, leur troisième du match. C’est quelques instants plus tard que les officiels ont réalisé la situation, décernant un carton jaune au joueur fautif. Le but est tout de même resté au tableau.

Si Ronaldinho n’était pas de la formation en raison de pépins avec la justice brésilienne, les amateurs pouvaient malgré tout voir en action Cafu, Gilberto Silva, Rivaldo et Kleberson, tous membres de l’équipe nationale du Brésil qui a remporté la Coupe du monde en 2002.

Malgré ses 49 ans, Cafu a animé le spectacle avec quelques bonnes courses. Il a d’ailleurs été l’auteur du premier but des siens. Il a été nommé joueur du match pour les visiteurs, tandis que Bernier a reçu le même honneur pour le Blue-Blanc-Noir.

Pour expliquer sa bonne forme, Cafu a dévoilé son secret: «la bière!» s’est-il exclamé à la blague.

Six joueurs de chaque côté ont été nécessaires pour faire un maître lors des tirs au but. Lundon Browne, de l’Académie, a été le seul à rater, coûtant ainsi le match aux siens.