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Brexit: Londres veut renforcer les liens économiques avec le Canada

Brexit: Londres veut renforcer les liens économiques avec le Canada
AFP

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Le Royaume-Uni veut que les relations commerciales avec le Canada passent « au niveau supérieur » après le Brexit, a annoncé mardi à Toronto le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab lors de sa première visite bilatérale à l’étranger.

« Nous voulons élargir nos horizons et élever notre niveau d’ambition dans le monde », a déclaré M. Raab lors d’une conférence de presse en compagnie de son homologue canadienne, Chrystia Freeland.

« Dans ce contexte, nous voulons faire passer notre amitié avec le Canada et le peuple canadien à un niveau supérieur », notamment dans les domaines du commerce, de la coopération en matière de sécurité ou de la lutte contre le changement climatique, a-t-il précisé.

Le Royaume-Uni est le premier partenaire commercial du Canada en Europe et le commerce bilatéral s’élevait à 25,5 milliards de dollars canadiens (17,2 milliards d’euros) en 2018, selon le gouvernement canadien.

« Nous bénéficions tous les deux de liens économiques et commerciaux florissants, nous recherchons des investissements gagnant-gagnant dans le libre-échange », a poursuivi le ministre britannique. Le Royaume-Uni « espère arriver à un accord » avec Bruxelles, mais « quittera dans tous les cas l’Union européenne fin octobre », a-t-il rappelé.

« La priorité numéro 1 pour le Royaume-Uni est d’avoir une transition aussi fluide que possible », a estimé M. Raab, ancien ministre du Brexit et diplomate en chef depuis deux semaines au sein du nouveau gouvernement de Boris Johnson.

« Nous n’avons pas seulement des liens étroits, nous ne sommes pas seulement des alliés, mais nous sommes cousins, nous sommes une famille », a estimé Mme Freeland, sans rentrer dans les détails d’un éventuel accord commercial entre le Royaume-Uni et son ancienne colonie nord-américaine après le Brexit.

« Pour le Royaume-Uni, le Brexit n’est pas seulement de la gestion de crise », mais une occasion de « saisir l’énorme opportunité de notre liberté retrouvée », a affirmé M. Raab, qui doit ensuite se rendre aux États-Unis et au Mexique.