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Daniel Brière regrette encore l’élimination du Canadien de 2014

Daniel Brière lors de la finale de la conférence de l'Est face aux Rangers de New York en 2014
Photo d'archives, Martin Chevalier Daniel Brière lors de la finale de la conférence de l'Est face aux Rangers de New York en 2014

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Quel partisan du Canadien de Montréal ne se souvient pas de la saison 2013-2014? L’ancien attaquant Daniel Brière l’a encore bien en mémoire.

Durant cette campagne, le Tricolore avait atteint la finale de l’Association de l’Est pour une troisième fois seulement en 21 ans. D’ailleurs, depuis cette fantastique épopée, le CH n’a remporté qu’une seule ronde éliminatoire, soit en 2014-2015 contre les Sénateurs d’Ottawa.

Ces chiffres rappellent que les séries de la Ligue nationale (LNH) peuvent se résumer en une phrase toute simple : «beaucoup d’appelés, peu d’élus». C’est justement pour cette raison qu’une défaite au troisième tour fait mal au moral.

D’ailleurs, tout semblait permis pour le Canadien lors de ce fameux printemps 2014, jusqu’à ce que Carey Price, victime d’une sévère blessure au genou à la suite d’un contact avec Chris Kreider, quitte la finale de l’Est dès le premier match.

Brière avait activement participé à cette saison. En juillet 2013, il avait signé, en tant que joueur autonome, une entente de deux ans évaluée à 8 millions $ avec le Bleu-Blanc-Rouge.

Celui-ci est convaincu d’une chose : le Canadien aurait pu, cette année-là, écrire une histoire beaucoup plus positive qu’elle ne l’aura finalement été.

«Ç'aura été tout un trajet!», lance-t-il d’emblée.

«Très peu de personnes nous voyaient battre le Lightning de Tampa Bay en première ronde. Ensuite, nous étions largement négligés contre Boston au tour suivant. Mais quand nous avons battu les Bruins, c’est là que j’ai vraiment commencé à croire à une finale de la Coupe Stanley à Montréal. Je suis convaincu qu’on aurait atteint la ronde ultime si Carey Price n’avait pas été blessé.»

L’Association de l’Ouest était, lors de cette finale, représentée par les Kings de Los Angeles.

«Ils avaient une grosse équipe et étaient très lourds, surtout en attaque. C’était une grosse machine de hockey. Toutefois, en finale de la Coupe Stanley, tout peut arriver. Et c’est encore plus vrai avec un Carey Price en grande forme.»

Encore frais en mémoire

Brière ne joue pas à l’autruche. La défaite contre les Rangers de New York a laissé certaines marques. Il avoue d’ailleurs y penser encore souvent.

«Il n’y a pas de doute que cette année-là me revient souvent en tête. Les choses semblaient s’aligner pour nous. L’équipe jouait de mieux en mieux et plusieurs joueurs avaient élevé leur niveau de jeu en séries. Rappelez-vous de Rene Bourque et de Lars Eller, qui avaient connu des saisons peut-être plus difficiles, mais qui avaient démontré de grandes choses en éliminatoires.»

«Ce que j’ai vécu avec le Canadien a été vraiment spécial, mais d’avoir eu la chance de jouer en finale de la Coupe Stanley aurait été encore plus merveilleux.»

Du respect pour Bergevin

C’est connu : le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, est probablement l’un des hommes les plus critiqués au Québec. La moindre décision qu’il prend est analysée et remise en question. Brière, lui, est catégorique : il voue un grand respect au grand manitou du Tricolore.

«J’ai adoré mon expérience avec Bergevin. Il nous a donné une chance de faire un bon bout de chemin. On ne connaissait peut-être pas la meilleure saison, mais avant d’entrer en séries, il est allé chercher des éléments, comme Thomas Vanek et Mike Weaver, qui nous ont permis d’y croire davantage.»

«Ce que j’ai aimé de Marc Bergevin, c’est qu’il n’a pas peur de prendre des chances. Il ne craint pas d’aller chercher des joueurs de caractère qui peuvent faire une différence.»