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Un Québécois de retour avec les Alouettes

Frédéric Plesius
photo d'archives, AGENCE QMI Frédéric Plesius

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Avant d’accepter une offre des Alouettes, le Québécois Frédéric Plesius songeait à la retraite. À 31 ans et sans contrat pour la saison 2019, son retour à Montréal, annoncé mardi, est un soulagement pour ce joueur particulièrement efficace sur les unités spéciales.

«Oui, j’ai pensé que j’avais peut-être joué mon dernier match, mais en même temps, je suis un guerrier, a-t-il indiqué, au terme de l’entraînement de mardi. Je suis prêt à n’importe quel challenge dans ma vie et je suis juste content en ce moment.»

Sans-emploi depuis son court passage à Winnipeg en 2018, Plesius a refusé une offre des Eskimos d’Edmonton pour finalement obtenir l’occasion de revenir à Montréal. Les Lions de la Colombie-Britannique ont aussi eu un œil sur lui.

«Je ne voulais pas aller dans l’Ouest, a-t-il précisé, évoquant certaines raisons familiales. Je suis bien dans l’Est, je suis bien à la maison. Ma famille est ici, mes amis sont ici.»

Un atout sur les unités spéciales

L’entraîneur-chef Khari Jones a pour sa part vanté les qualités sur les unités spéciales de son nouveau protégé.

«C’est un très bon coup d’avoir pu l’amener ici, a noté Jones. C’est un joueur qui est fier de ce qu’il fait sur les unités spéciales. De ce que j’ai vu de lui, il a très bien paru. [...] Ça paraît qu’il s’est entraîné et il est en grande forme. Il faut juste s’assurer qu’il soit prêt à fouler le terrain.»

Le Québécois est de retour avec son ancienne formation, lui qui avait disputé sept matchs avec les Alouettes en 2017, effectuant sept plaqués sur les unités spéciales. Son ajout fait écho à la mauvaise performance des unités spéciales des Moineaux, qui ont accordé deux touchés lors de la récente défaite contre Ottawa. Plesius s’attendait alors à recevoir un appel.

«J’accepte ce genre de défi là, a-t-il dit. Je n’ai pas fait de camp d’entraînement. Je vais arriver au premier match et je vais faire des jeux comme je fais toujours. Je fais ça depuis que j’ai 11 ans. [...] Donne-moi un casque et je m’en vais frapper du monde.»

Un futur homme d’affaires?

Si certaines raisons familiales expliquent son retour à Montréal, un projet extérieur au football est aussi dans les plans pour Plesius.

«C’est une compagnie de remorques publicitaires à projection LED. Le lancement est prévu dans un mois. Je suis vraiment excité pour ça, mais ma concentration reste le football cette année, de gagner un championnat, d’aider les autres joueurs à s’améliorer, d’amener mon leadership dans l’équipe.»

Ancien du Rouge et Or de l’Université Laval, Plesius a remporté deux fois la Coupe Vanier avec cette formation. En 2012, il avait par ailleurs été nommé joueur défensif de l’année du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Repêché en 2012 par les Tiger-Cats de Hamilton, le secondeur roule sa bosse dans la Ligue canadienne depuis 2013, ayant cumulé au passage 99 plaqués, dont 70 sur les unités spéciales, un sac du quart et une interception.