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Le plus grand parc urbain au Canada / Le Grand parc de l'Ouest verra le jour

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Un immense parc de plus de 32 kilomètres carrés verra le jour dans l'ouest de l'île de Montréal, devenant ainsi «le plus grand parc municipal du Canada», a annoncé jeudi matin la mairesse Valérie Plante, sans cacher son enthousiasme. 

Le Grand parc de l'Ouest sera huit fois plus grand que le Central Park de New York et quinze fois plus grand que le parc du Mont-Royal. 

«C’est le plus important geste de conservation et création de parc depuis l’inauguration du parc du Mont-Royal il y a 150 ans. C’est majeur!» a fait valoir Mme Plante. 

Un règlement en ce sens a été adopté mercredi par le comité exécutif de la Ville. La création d'un parc national urbain dans Pierrefonds-Ouest était déjà appuyée par Projet Montréal avant son arrivée au pouvoir. 

Relier des parcs 

Le futur parc reliera notamment les parcs-nature de l'Anse-à-l'Orme, du Bois-de-L’île-Bizard, du Cap-Saint-Jacques et des Rapides-du-Cheval-Blanc, ainsi que le parc agricole du Bois-de-la-Roche, tous déjà existants. 

Si plusieurs territoires sont déjà protégés, d’autres feront l’objet de négociations avec des propriétaires et promoteurs immobiliers. Des expropriations sont possibles, même si ce n’est pas la voie privilégiée, selon Mme Plante. 

Depuis une dizaine d’années, les promoteurs du projet Cap-Nature prévoient construire 5500 logements dans cette zone. «Ce projet était carrément inacceptable», a soutenu Mme Plante. «On doit dire non à la création de projets immobiliers en milieux humides, en plein territoire touché par les inondations.» 

Les règles de zonages actuelles permettent la construction sur certains terrains, a précisé Mme Plante. «Un promoteur pourrait demander de construire pour le moment, mais il ne faut pas oublier qu’au-delà de construire un bâtiment, il faut aussi des infrastructures tant routières que aqueducs et autres. Et ça, nécessairement, c’est la responsabilité de la Ville. Il faut qu’il y ait un partenariat pour que ce genre de projet-là voit le jour.» 

À long terme 

Les citoyens seront consultés à l’automne sur le projet de parc. En termes d’échéanciers, «ce qu’on souhaite c’est d’avoir un scénario d’aménagement à partir de 2020», a dit Mme Plante. «Et la réalisation: à partir de 2021 - et on peut dire facilement jusqu’à 2030 et plus.» Interrogée sur les coûts, la mairesse n’a pas avancé de chiffres. 

L’agglomération de Montréal souhaite protéger 10 % de la superficie de son territoire. Or, «depuis 2015, on stagne à 6 %», a rappelé Mme Plante.