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Gala Phil Roy: l’humoriste frappe encore

Gala Phil Roy: l’humoriste frappe encore
Photo Agence QMI, Guy Martel

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Phil Roy a une fois de plus triomphé à l’animation de son troisième gala ComediHa!, hier soir, au Palais Montcalm, sous le thème des «moins de 35 ans». Bien que plus inégal que par les années passées au chapitre des invités, il a pressé le citron du thème millénial avec efficacité.

Sous les cris d’un public en feu, l’humoriste a lancé la soirée en demandant qui avait réellement fermé son téléphone à la demande de l’animateur de foule, soulevant l’incapacité de sa génération à se décoller de leurs écrans. «J’anime le gala, je n’ai même pas fermé le mien!» a-t-il dit. 

Avec une livraison du tonnerre, Phil Roy a ensuite repris un sujet qu’il aborde souvent: celui de ses parents qui débarqués sur les réseaux sociaux. «Décalissez!» a-t-il hurlé devant un public gagné. 

Gala Phil Roy: l’humoriste frappe encore
Photo Agence QMI, Guy Martel

Des premières

Le buffet d’invités n’a pas offert la constance des deux premiers galas de Phil Roy. À sa première présence sur un gala à vie, l’humoriste au physique filiforme Pascal Cameron, est parvenu à décrocher quelques rires. 

L’humoriste et acteur français Kev Adams est ensuite venu nous donner un aperçu de son propre gala, qu’il pilotera ce soir. Son numéro, dans lequel il explique qu’il rêve d’être Québécois, était garni de références savoureuses qui prouvent qu’il a fait son boulot depuis qu’il est arrivé ici il y a quelques jours. Il a été récompensé par une ovation spontanée. 

Ne fait pas de l’humour qui veut. Après ce moment fort, l’ambiance s’est dégonflée au premier numéro solo à vie de l’animatrice Anaïs Favron, qui dans un personnage de femme snob, a comparé la conception d’un enfant à un festival d’humour. Un segment qui nous a laissés simplement indifférents. 

La soirée a repris du rythme avec Guillaume Pineault, captivant dans un numéro où il exprimait sa colère, dans un parfait crescendo, contre un enfant qui cognait derrière son siège dans un avion lors d’un voyage à Disney. Didier Lambert a poursuivi sur le thème de l’enfance. Le père d’un garçon de deux ans et demi, colérique, franc et déjanté, a déversé un flot de gags explosifs sur sa paternité. Le public était plié en deux. 

Nostalgie

Avant l’entracte, Phil Roy nous avait concocté un sketch, intitulé Phil To The Future, où il débarquait dans le passé devant son alter ego, adolescent. Guylaine Guay s’est glissée dans la peau d’un Phil du futur dans lequel il était devenu une femme, et où il animait Deux filles le matin avec Pier-Luc Funk et avait un enfant avec Hubert Lenoir. Une belle idée, mais une tournure bizarre. 

Puis, Phil Roy a ressorti sur écrans de vieux statuts Facebook, avant que ne s’amène l’humoriste émergente Coco Béliveau. Elle a beaucoup de potentiel, mais devra encore peaufiner son style. 

Après un Dave Morgan qui a fait un numéro sur son prénom «qui ne fait pas bonne impression à personne», Yannick de Martino a conquis ses fans avec des slams aux lignes douteuses comme «dans la vie, il faut foncer, pas pâlir», ou «une permanente, c’est temporaire». 

C’est Pierre-Yves Roy-Desmarais qui a tout cassé, relatant toutes les blagues que sa famille lui a données pour qu’il les insère dans son spectacle. Son jeu incroyable lui a valu une ovation. Pour conclure sur une note nostalgique, Phil Roy s’est payé un duo avec Pierre Bouvier, de Simple Plan, venu pour chanter I’m Just A Kid.