/sports/racing
Navigation

«Je ne tiens rien pour acquis»

Un troisième titre à la portée d’Andrew Ranger en série NASCAR Pinty’s

Andrew Ranger
Photo courtoisie, NASCAR Pinty’s Andrew Ranger est l’un des nombreux candidats logiques à la victoire dimanche au Grand Prix de Trois-Rivières.

Coup d'oeil sur cet article

TROIS-RIVIÈRES | Fort d’une tournée fructueuse dans l’Ouest canadien récemment, où il a remporté deux victoires en trois courses, Andrew Ranger se présente au Grand Prix de Trois-Rivières au sommet du classement cumulatif de la série NASCAR Pinty’s.

Ce retour en force du pilote de Roxton Pond, après un parcours parsemé d’embûches ces dernières années, est certes une mauvaise nouvelle pour tous ses adversaires qui tenteront de le déloger de sa position privilégiée d’ici à la fin de sa saison.

« Ces résultats à Saskatoon et à Edmonton ont été inespérés pour nous, a expliqué Ranger en entrevue au Journal de Montréal. On n’arrivait pas dans le passé à y tirer notre épingle du jeu pour toutes sortes de raisons, comme des malchances ou des bris mécaniques reliés principalement à la servodirection de notre voiture Mopar.

Cette fois, a-t-il poursuivi, tout s’est bien passé avec deux victoires et trois présences sur le podium. On ne peut demander mieux. »

Débats musclés

À l’aube de la huitième étape du calendrier, qui sera disputée dimanche en Mauricie, Ranger se montre confiant, même si le Grand Prix de Trois-Rivières n’est pas une course comme les autres.

La présence de nombreux pilotes québécois, dont plusieurs sont des candidats logiques à la victoire, va sans aucun doute alimenter des débats musclés sur la piste, comme c’est souvent le cas.

« L’année passée, la course a été enlevante, un peu trop par moments », a reconnu Ranger.

Pour la première fois en 11 départs au GP3R, le pilote de 32 ans n’a pas terminé l’an dernier parmi les deux premiers.

Cette séquence a été interrompue par un accrochage l’impliquant avec Marc-Antoine Camirand à 13 tours de la fin, alors que tous deux luttaient farouchement pour la deuxième place.

Or, cette année, en meneur au championnat, Ranger ne se cache pas qu’il se montrera prudent s’il constate que le ton monte et que les discussions s’animent, surtout en fin de parcours.

« Si on a une voiture pour gagner, fait-il savoir, c’est sûr que je vais tenter de remporter la course. En contrepartie, si ça brasse autant que je le pense, je vais d’abord penser au championnat.

« À ce stade-ci de l’année, tous les points sont précieux. Notre but c’est évidemment de rouler en avant, mais pas à n’importe quel prix. »

Dix ans déjà

Ranger n’a pas savouré de championnat depuis dix ans dans cette série où il a été titré en deux occasions (2007 et 2009).

« Ça fait longtemps, dit-il. Ça paraît une éternité. Mais je ne veux pas en parler. Il est beaucoup trop tôt. Je ne tiens rien pour acquis. Au moins huit pilotes peuvent gagner à chaque course. »

Ils ne sont que 21 inscrits pour l’épreuve de dimanche, mais le plateau est relevé.

Les Kevin Lacroix, Louis-Philippe Dumoulin, son frère Jean-François, Marc-Antoine Camirand, Alex Tagliani, vainqueur des deux dernières éditions du GP3R, et Alex Labbé sont tous aussi des candidats pour monter sur la plus haute marche du podium.

Et il ne faudrait pas se surprendre de voir ces outsiders que sont Raphaël Lessard et Alex Guénette se mêler au peloton de tête. Somme toute, le spectacle est assuré. Les bousculades aussi.