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La déconnexion verte

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Le problème avec la cause environnementale, c’est l’absence d’équilibre. Encore, et toujours.

Rien n’est pragmatique, et c’est pourquoi un fossé s’est installé au fil du temps entre les ayatollahs du climat et le contribuable qui voudrait bien collaborer, mais qui est conscient qu’on ne peut pas réaliser l’irréalisable.

C’est vrai pour toutes les facettes de l’enjeu environnemental. Que l’on parle de sacs de plastique, de l’exploitation de nos ressources, de la nourriture dans nos assiettes ou du simple fait de procréer, il se trouve toujours une personne ou un groupe pour exiger l’impossible.

Le voyage

Prenons cet exemple. De plus en plus de voix s’élèvent pour dire qu’il ne faudrait plus prendre l’avion. Au lieu de prôner le développement accéléré de technologies menant à réduire l’empreinte de ce moyen de transport tout en nous permettant d’explorer notre monde, on nous demande de rester à la maison.

Bien que ce soit profondément stupide, admettons pour un instant qu’une famille québécoise typique accepte cette prémisse. Elle se concentrera alors à sillonner notre vaste territoire. Elle abattra des milliers de kilomètres entre Québec et Val-d’Or, Repentigny et New Richmond, ou encore Trois-Rivières et Sept-Îles.

En fait, c’est exactement ce que des milliers de vacanciers font déjà. Équipés de roulottes tirées par des pick-up surdimensionnés, ou à bord de motorisés, ils se promènent aux quatre coins du Québec, faisant rouler notre économie.

Sédentarité

Jusqu’au moment où des voix résonneront pour nous affirmer que la villégiature engendre trop de pollution. Et comme il sera évidemment impossible de faire 1200 kilomètres avec une roulotte de quelques milliers de livres en Prius 100 % électrique, alors on nous dira quoi ? Qu’il faudrait rester chez nous à regarder pousser les pissenlits ?

On ne le dira jamais assez. Oui, il faut s’améliorer, changer nos habitudes. Mais faisons-le de manière équilibrée. C’est la seule façon d’y arriver.