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Andrei Markov deux ans plus tard

Lightning c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Andrei Markov aimerait bien revenir dans l’organisation du Canadien pour terminer sa carrière de hockeyeur.

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Andrei Markov soutient qu’il n’a jamais été en aussi grande forme physique. Il ajoute qu’il ne s’est jamais entraîné avec autant de passion. Pourquoi ?

Vous avez sans doute pris connaissance des propos de l’ex-défenseur du Canadien. Il veut revenir dans la grande ligue. Et surtout avec son ancienne équipe qu’il n’a pas oubliée. Son agent a communiqué avec les décideurs du Tricolore. Aux dernières nouvelles, c’était le silence.

J’imagine que Marc Bergevin et sa garde rapprochée ont d’autres priorités et je les comprends très bien. J’ai toujours été un fan de Markov. C’était un compétiteur qui se présentait chaque soir. Mais, dans le contexte d’aujourd’hui, pourrait-il maintenir le rythme ?

Le talent est là... mais l’athlète peut-il répondre aux exigences d’une ligue de plus en plus jeune et surtout de plus en plus rapide et exigeante pour les patineurs ?

Si vous aviez le choix entre Jake Gardiner, à 28 ans, et Markov, je pense que la décision pencherait sans hésitation du côté de Gardiner. Évidemment, il y a toujours le plafond salarial à considérer. J’imagine qu’on parlerait alors d’un écart de plus de 5 millions $ entre les deux offres.

Momesso et Gretzky

- Le 9 août 1988, le Canadien et Serge Savard procédaient à une importante transaction avec les Blues de St. Louis. Sergei Momesso et Vincent Riendeau passaient aux Blues et le Canadien obtenait Jocelyn Lemieux, Darrell May et un choix de 2e tour. Savard et son groupe réclamèrent alors Patrice Brisebois. Cette transaction n’avait pas fait trop de bruit... même à Montréal, parce que, le même jour, un transfert de joueurs impliquait Wayne Gretzky, qui s’envolait pour Los Angeles.

Un événement qui avait fait la une de bien des quotidiens aux États-Unis et au Canada et qui avait fait la manchette aux nouvelles des grandes chaînes. Dans les heures précédant le transfert de Gretzky, il était dans le bureau de Bruce McNall. Le propriétaire des Kings décida de téléphoner à Peter Pocklington, qui avait un urgent besoin de liquidité, pour s’assurer qu’il ne reviendrait pas sur sa décision. Pocklington avait tout confirmé en ajoutant qu’il était heureux de se départir de Gretzky, un bébé gâté. Quant au grand Serge, il n’a jamais eu une journée aussi calme même après avoir conclu une transaction importante...

- Les Bruins de Boston aimeraient bien embaucher Brian Boyle. Le problème : ils ont des soucis avec la masse salariale dans le sens qu’ils ne bénéficient que d’une marge de manœuvre de 7,2 millions $. Or, Brandon Carlo et Charlie McAvoy sont dans l’attente d’un nouveau contrat. McAvoy exige au-delà de 8 millions $ et Carlo au moins 4 millions $. Faites le calcul. Il ne reste plus rien pour Boyle. Mais, il y a toujours la perspective d’une transaction...

Point et Tampa

- Brayden Point, l’un des trois joueurs autonomes avec restriction les plus convoités, ne veut pas quitter l’organisation du Lightning de Tampa Bay. Se pourrait-il qu’il accepte un contrat-pont comme l’a fait Nikita Kucherov ? On croit que les deux clans discutent présentement d’une entente de quatre ans. Kucherov, on s’en souvient, avait accepté un contrat de près de 5 millions $ pour trois ans avant de signer une entente qui lui permettra, à partir de cette saison, de toucher une somme de 9,5 millions $. On croit que Julien BriseBois aurait proposé une offre de 8 millions $ par saison à Point. Un bon compromis pour un joueur qui ne veut pas quitter Tampa.

- Le cas de Mikko Rantanen avec l’Avalanche du Colorado est plutôt particulier. Il convoite une entente de près de 10 millions $ par saison. Il s’agirait d’un deuxième contrat professionnel. Son agent appuie sa demande sur le contrat d’Auston Matthews, des Maple Leafs de Toronto. Cependant, Nathan MacKinnon, le meilleur joueur de l’Avalanche, touche un salaire annuel de 6,3 millions $ et son présent contrat prendra fin après la saison 2022-23. On dira que Pat Brisson a peut-être commis une erreur dans le dossier MacKinnon, mais c’était le deuxième contrat de son client.

- Il faut croire que Chris Drury est pratiquement un intouchable dans l’organisation des Rangers de New York. Il cumule les fonctions d’adjoint au directeur général et aussi de responsable de la concession de Hartford, club-école des Rangers, dans la Ligue américaine. Pourquoi est-il un intouchable ?

Le Wild du Minnesota aurait aimé rencontrer Drury, mais les Rangers ont dit non. Avant l’embauche de Jason Botterill par les Sabres de Buffalo, cette équipe avait également demandé la permission aux Rangers de discuter avec Drury, un ex-joueur des Sabres. Les Rangers avaient répondu non. Drury aura maintenant plusieurs options quand viendra le temps de renouveler son entente avec les Rangers...

Le dossier Kreider

- Puisqu’on s’attarde à l’organisation des Rangers, il y a un joueur qui soulève bien des interrogations et c’est Chris Kreider. Va-t-on l’échanger ou lui accorder une nouvelle entente ? Il dispute la dernière année de son contrat. Il a 28 ans. L’an dernier, il a récolté 52 points, dont 28 buts. Jeff Gorton, le directeur général, souligne que Kreider sera au camp d’entraînement.

Le président, John Davidson, le principal décideur de l’organisation, affirme également que Kreider amorcera la saison avec l’équipe. « Mais, dans le monde du sport, tout peut basculer en quelques secondes. »

Rien de bien rassurant pour Kreider.