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Interculturalisme et chefferie au menu du congrès des jeunes libéraux

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QUÉBEC | Après une défaite historique aux dernières élections, les jeunes libéraux sont réunis pour leur 37e congrès annuel à Québec pendant le week-end et ont essayé de trouver des pistes de solution pour reconquérir l’électorat francophone.

«On a un parti à relancer. On a un parti à rénover», avoue d’entrée de jeu Stéphane Stril, président de la Commission-Jeunesse du PLQ.

La majorité des élus libéraux se sont d’ailleurs présentés au congrès pendant la journée. Il faut dire que la commission jeunesse du parti détient le tiers des voix au sein de la base militante du PLQ, ce qui lui donne un rôle déterminant pour la prochaine course à la chefferie.

«On va choisir un nouveau ou une nouvelle chef, mais ce n’est pas la seule chose sur laquelle il faut se baser pour reconstruire un parti. Ça passe aussi par les militants et les débats d’idées», a précisé Stéphane Stril.

À cet effet, une des idées phares des jeunes libéraux est d’abandonner le multiculturalisme au profit d’un autre concept: l’interculturalisme, tel que prôné dans le passé par Robert Bourassa. Les jeunes libéraux considèrent que le multiculturalisme canadien, qui place chaque communauté sur un pied d’égalité, n’est pas adapté à la réalité québécoise. Stéphane Stril demande même au futur chef du parti de s’engager à adopter une loi sur l’interculturalisme, qui reconnaîtrait les Québécois francophones comme le groupe majoritaire.

«Je suis très contente qu’ils aient une proposition aussi ambitieuse. L’interculturalisme, c’est un état de fait au Québec. Je les rejoins parfaitement», a évalué Marwah Rizqy, qui a déjà annoncé qu’elle se lancera à la chefferie du PLQ.

«L’interculturalisme c’est ce qui régit la manière de faire au Québec. Est-ce qu’on devrait lui donner plus de poids, voire plus de dents? Je crois que ce serait bienvenu», a pour sa part indiqué Dominique Anglade, une autre candidate dans la course.

«On prône déjà l’interculturalisme, la question est de savoir s’il doit y avoir une loi pour ça», a quant à lui tempéré le chef intérimaire du parti, Pierre Arcand.

Gaétan Barrette toujours en réflexion

Gaétan Barrette s’est lui aussi présenté, samedi, au congrès des jeunes libéraux, où il n’a pas caché son intérêt pour la direction du Parti libéral.

«Encore cette semaine, j’ai eu des appels d’ex-députés. Vous n’avez qu’à voir mon compte Twitter, vous allez voir que je suis très sollicité», a-t-il souligné.

«Je n’ai jamais sollicité de postes dans ma vie. Toutes les fonctions que j’ai occupées, c’est parce qu’on m’a demandé de le faire. Maintenant, si j’ai des appuis pour la chefferie, c’est l’équivalent d’une demande et c’est certain que ça m’intéresse», a laissé planer l’ancien ministre de la Santé.

S’il se lance dans la course, Gaétan Barrette entend lui aussi incarner le nationalisme québécois, reconnaissant que sa formation politique n’a pas été assez incisive sur la question de l’identité dans le passé.

«Ça ne peut pas être un slogan le nationalisme et la défense du fait français. Il faut le dire, mais aussi le faire vivre à travers l’organisation», a-t-il déclaré, pourfendant au passage le président de la commission des communautés culturelles du parti, Mohammed Barhone, qui défend le multiculturalisme.