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Les jeunes loups et les vieux routiers font le spectacle

Olivier Bédard, Zachary Vanier, Didier Schraenen et Bertrand Godin ont animé les débats en F1600.
Photo Agence QMI, Andréanne Lemire Olivier Bédard, Zachary Vanier, Didier Schraenen et Bertrand Godin ont animé les débats en F1600.

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TROIS-RIVIÈRES | Trois courses, mais on en aurait souhaité encore plus. Les pilotes de F1600 ont animé le spectacle en fin de semaine dans les rues de Trois-Rivières en s’adonnant à des chassés-croisés qui ont fait le délice des amateurs.

Si cette série de monoplaces représentait à une époque un tremplin privilégié pour gravir les échelons de la course automobile, force est d’admettre qu’aujourd’hui le peloton n’est plus la chasse gardée des jeunes loups.

Joanna Villeneuve est venue féliciter Bertrand Godin après sa victoire en F1600 vendredi.
Photo Louis Butcher
Joanna Villeneuve est venue féliciter Bertrand Godin après sa victoire en F1600 vendredi.

Des vieux routiers, tels Bertrand Godin et Didier Schraenen, n’hésitent pas à défier ces espoirs très doués et parviennent aussi à les battre.

Godin, âgé de 51 ans, a accédé à la plus haute marche du podium lors de la première épreuve du week-end, vendredi, alors qu’Olivier Bédard (22 ans) et l’Ontarien Zachary Vanier (16 ans) l’ont imité lors des deux étapes suivantes.

« C’est tellement motivant d’affronter des adversaires aussi talentueux », a raconté Godin qui avait également remporté l’une des trois courses disputées l’an dernier au GP3R.

À l’âge vénérable de 63 ans, Schraenen est abonné au Grand Prix de Trois-Rivières, puisqu’il en était à une 30e participation, dont 25 en F1600.

« C’est ma 20e présence sur le podium ici au GP3R, a-t-il rappelé à sa sortie de voiture, et ce trophée (identifié au 50e anniversaire de l’événement), j’y tenais beaucoup. »

Schraenen a effectivement trimé dur pour résister à la menace constante de Godin en baisser de rideau. Cette récompense était méritée pour le pilote-animateur.

Longue interruption

Une interruption beaucoup trop longue, nécessaire pour dégager une monoplace immobilisée sur la piste, a certes privé les spectateurs d’une fin de course encore plus enlevante. Le drapeau vert est en effet réapparu avec un seul tour à parcourir.

Puis, on se demande pourquoi le week-end des bolides de F1600 s’est terminé aussi tôt. Une course le dimanche, dernière journée des activités au GP3R, aurait certes fait le bonheur des amateurs.