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Les préauditions de La Voix sont toujours courues

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 MONTRÉAL | Usé, le concept de La Voix? Pas le moins du monde, comme en témoignait la longue file de gens qui s’étendait dans tout le hall de l’Hôtel Gouverneur Montréal, samedi matin, aux premières minutes des préauditions de la huitième saison de la compétition de chant télévisée, qui reprendra l’antenne en 2020 à TVA. 

 La tradition est désormais bien implantée, et les aspirants candidats le savent. Aux dires du personnel de l’Hôtel Gouverneur, des chanteurs et musiciens faisaient le pied de grue dès 4h du matin pour tenter leur chance devant le panel de juges, composé du réalisateur, directeur artistique et producteur associé Jean-François Blais, de la productrice au contenu Isabelle Viviers, des chanteuses Marie-Ève Riverin, Caroline Riverin et Karine Riverin, du chanteur Michaël Girard et de l’animateur et concepteur Jean-Pier Gravel. Et ce, même si les deux salles de préauditions n’ouvraient qu’à 9h. 

 Une vitrine 

 Les plus lève-tôt ont eu droit à un mot d’encouragement de Charles Lafortune, qui leur a conseillé de «ne pas être trop déçus si ça ne fonctionne pas et d’être heureux si ça fonctionne». 

Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

 «On dit toujours aux candidats [retenus] que, quand ils ne sont pas là, La Voix, c’est juste des lumières, a complété l’animateur en entrevue. Ils sont le pain et le beurre de l’émission, et c’est important qu’ils se sentent bien.» 

 «Moi, ce qui me fait le plus plaisir, a-t-il poursuivi, c’est quand je suis dans mon auto, et que j’entends Alexe Gaudreault à la radio, ou que je vois Charlotte Cardin et Matt Holubowski en ouverture et en fermeture du Festival de jazz, comme c’était le cas cette année. Les questions qu’on entendait il y a 10 ans, qui disaient qu’on faisait croire aux gens qu’ils seraient populaires et qu’on leur enlevait leur rêve du jour au lendemain, n’existent plus. Aujourd’hui, on sait que c’est une vitrine; les gens vont là et en font ce qu’ils veulent après.» 

 Le fantasme de Charles Lafortune en cette ronde de préauditions 2019? Qu’un enfant passé par La Voix Junior en 2016 ou 2017 s’amène à La Voix 2020. Déjà, trois bambins qu’il avait jadis interviewés à L’école des fans sont passés dans la cour des grands, dans les dernières années, et ont fait se retourner les fauteuils rouges des coachs de La Voix

 Temps de qualité 

 «Restez vous-mêmes et amusez-vous», voilà le message que l’équipe de La Voix lance à ses futures vedettes pendant les auditions. 

Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

 «Pour moi, c’est important que l’expérience soit agréable, de prendre du temps de qualité avec chacun, a noté Jean-François Blais. Je veux que les gens se sentent tous importants.» 

 «Notre devise, c’est: “du vrai et du fun”, a décrété Isabelle Viviers. On cherche des voix, des personnalités vocales, des histoires intéressantes...» 

 Que les adeptes de théories du complot se détrompent: les candidats ayant déjà gravité dans l’industrie de la musique professionnelle, comme Christian-Marc Gendron ou Geneviève Jodoin, ne partent pas avec une longueur d’avance aux préauditions parce qu’ils ont cette expérience. 

 «Ce sont souvent eux les plus nerveux, a avoué Jean-François Blais. Je n’ai vu personne de la dernière saison arriver en nous prenant de haut. Loin de là! Ils se mettent en danger. Geneviève était hyper nerveuse, et Christian-Marc, c’était un coup de tête. Tout le monde est sur un pied d’égalité.» 

 «Le règlement est toujours le même: si tu n’as pas de contrat de disque, tu peux participer à La Voix. Dans l’absurde, si Paul McCartney n’a pas de contrat de disque, il peut le faire», a dépeint Charles Lafortune. 

 Les préauditions de La Voix se poursuivent à l’Hôtel Gouverneur Montréal ce dimanche 11 août, ainsi que du 16 au 18 août, de 9h à 20h. Elles se déplaceront ensuite à Québec, à l’Hôtel Hilton, du 22 au 25 août. Il faut être âgé de 15 ans ou plus pour pouvoir y participer.