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Michel Courtemanche remonte sur scène avec Kev Adams

Un premier gala international réussi au ComediHa! Fest

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Humoristes européens et québécois ont prouvé, samedi soir, que l’humour n’avait pas de frontière. Le gala métissé animé par le charismatique Kev Adams, a été une véritable célébration de l’humour francophone. Le clou de la soirée? Un numéro de génie avec l’incomparable Michel Courtemanche.

Kev Adams a réalisé un rêve hier soir, qui fera l’envie de plusieurs autres humoristes. Il s’est offert un duo avec son idole, Michel Courtemanche, premier humoriste québécois à avoir fait un tabac à l’étranger dans les années 1990. Un invité de taille, d’autant plus que Courtemanche ne monte plus sur scène depuis plusieurs années.

Il a offert au public non seulement un moment précieux, mais d’anthologie, qui restera gravé dans les mémoires du festival. L’idée était que Courtemanche mimait carrément un monologue d’Adams, qui racontait sa première fois au Québec. Un numéro de génie, réussi, qui nous a fait cadeau des mimiques inimitables de la légende.

Sinon, plus tôt, Kev Adams avait ouvert le gala avec une vidéo dans laquelle il rencontrait son homologue québécois, Rachid Badouri, pour lui faire approuver ses idées de gags pour ce premier gala ComediHa! «animé par un maudit Français», qui sera diffusé en France en 2020, ainsi qu’au Québec.

Imaginant devant son comparse un sketch sans queue ni tête, il est débarqué sur scène pour mettre à exécution toutes ses mauvaises idées: des filles habillées en «cannes» de sirop d’érable, une autre déguisée en poutine, des danseurs costumés en cerfs et en husky, avec la présence d’Olivier Dion... faute d’avoir Céline.

Le monologue qui a suivi a été plus intéressant. Ses références à la Gaspésie, aux pick-up, à notre architecture, ont beaucoup fait rigoler le parterre. Plus tard, l’humoriste et acteur de 28 ans est sorti du jeu des comparaisons Québec-France pour nous faire découvrir son univers, devant un public qu’il n’a pas eu de difficulté à faire rire. Pas de doute qu’il réussira à tracer son chemin chez nous.

Illusions et religion

Est-ce que l’humour et la religion sont compatibles? Le premier invité, l’humoriste et illusionniste Éric Antoine s’est foutu de la réponse, se lançant dans des gags sur des attentats et la laïcité. Ses illusions, où il a fait apparaître l’encre dans une bible, entre autres, ont subjugué le public.

Jérémy Demay n’a pas laissé la chance au public de souffler beaucoup avec un numéro sur sa difficulté à entrer dans un siège d’avion, avant que les métaphores de Boucar Diouf viennent jeter un peu de philosophie sur le gala. «La quéquette, c’est comme la ciboulette, plus tu la tailles, plus elle pousse.» Parole de son grand-père.

Les absurdités de Franky ont ravi les festivaliers, qui ont réservé un accueil plus poli à Véronique Gallo, une humoriste belge mère de quatre enfants. On avait très hâte de voir sur scène Kyan Khojandi, visage derrière la géniale série web Bref., et il ne nous a pas déçu. 

Deuxième partie relevée

La soirée nous a permis de faire plusieurs belles découvertes. En seconde partie, les éclats de rire ont fusé un après l’autre pour l’exubérant Jarry. Difficile de décrire son humour complètement fou, qui n’a pas d’équivalent chez nous. Avec son humour sans tabous, Tania Dutel a reçu un bel accueil, tout comme Fabien Cloutier, Alex Fredo et l’hilarant Olivier de Benoist.