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Nouvel Album de The Franklin Electric : confessions d’un pisse-vinaigre

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Gros été pour The Franklin Electric, combo rock pop folk montréalais, qui enfile une prestation sur la scène principale d’Osheaga avec la parution de ce maxi doublement convaincant.

The Franklin Electric

Photo courtoisie

★★★½

In Your Head

Avouons-le d’emblée : je n’étais pas un fan du projet... jusqu’à aujourd’hui.

Pourtant, c’est bien fait, c’est bon, c’est populaire, etc.

Je constate tout ça, mais – pour une raison que j’ignore – j’ai tout de même un blocage, voire une allergie comparable aux soubresauts qui m’habitent quand j’entends du Patrick Watson, du Half Moon Run ou encore le matériel plus récent de Coldplay.

Je sais, je sais.

C’est terrible, mais j’essaie de changer, ô lectorat. Je me soigne.

Promis, juré.

UN PETIT MIRACLE !?

Bref, The Franklin Electric se lançait avec deux prises contre lui avec In Your Head et, par un petit miracle que je ne saurais expliquer, m’a fait faire un 180 degrés. D’où le « doublement » en introduction, vous l’aurez deviné.

Est-ce par la simplicité volontaire du maxi ?

Est-ce par l’émondage de pièces aussi ambitieuses que lourdaudes qu’on retrouvait sur leurs œuvres précédentes ?

Est-ce parce que ma digue « hipster » craque finalement, près de cinq années depuis le coup d’envoi de cette chronique ?

Tant de questions. Si peu de réponses !

Un constat demeure, toutefois : In Your Head est un EP qui s’apprécie d’un bout à l’autre sans avance rapide ni saut de chansons (une autre de mes mauvaises habitudes au fil des écoutes).

Des félicitations sont de mise, donc.

Joël Martel

Photo courtoisie

★★★★

Le château de soucisses

Le chantre du web local défie les pronostics ! Alors qu’il multiplie les parutions depuis le début de l’année, l’auteur-compositeur-interprète électro rock évite les bides et propose même, avec cet album, sa meilleure œuvre à ce jour. Sans nécessairement parler de maturité (Martel est toujours aussi nihiliste et adulescent), on sent que c’est un LP plus travaillé que bon nombre d’offrandes de son imposante discographie et ça s’entend. Parions un 2 $ que la pièce La chienne, notamment, risque de se trouver sur bon nombre de palmarès de fin d’année de radios universitaires.

Rich Brian

Photo courtoisie

★★★½

The Sailor

L’étiquette 88rising – qui mise sur des artistes rap asiatiques des quatre coins du globe – prouve encore une fois que l’engouement autour de ses projets est justifié avec ce second album de Rich Brian. Bien que le jeune rappeur ne réinvente pas la roue sur cette œuvre où il ressasse les maux de sa génération, le tout demeure diablement efficace et pertinent. Mini bémol : le MC aurait plus prendre davantage de risques et/ou de libertés avant de livrer The Sailor. Pour le reste, c’est d’la bombe.

The Bird And The Bee

Photo courtoisie

★★★

Interpreting the Masters, Volume 2 (A Tribute to Van Halen)

Près de dix ans après une première édition d’Interpreting the Masters consacrée à Hall & Oates, le duo pop reprend ici les hits d’un autre combo culte : Van Halen. Le résultat n’est pas renversant, mais donne lieu à des covers joyeusement saccharinés (voire trop, parfois). Un brin prévisible, donc, mais tout de même sympathique. On en ressort avec un sourire niais aux lèvres, même.

Coup de coeur

JULES G

Photo courtoisie

★★★½

Geek Dream

Bien que nombreux, rares sont les projets musicaux soi-disant geeks qui arrivent à séduire les deux publics visés : les mélomanes ainsi que les connaisseurs des bonnes choses de la vie comme les jeux vidéo, les cartes Magic et les comic books, notamment. Or, le rappeur local Jules G se distingue avec Geek Dream, un EP riche en références recherchées (« namedropper » le nom du créateur de Doom avec un naturel désarmant, faut quand même le faire) sur fond de beats aussi planants que tendance. C’est très niché, certes, mais celles et ceux qui sont dans la mire de Jules G vont adorer.