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Phil Roy: «J’aimerais avoir des enfants»

Phil Roy: «J’aimerais avoir des enfants»
Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

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À 31 ans, Phil Roy a les deux pieds bien ancrés dans le monde de l’humour. Et ce n’est pas une coïncidence: celui qui présentait récemment un gala dans le cadre du ComediHa! Fest-Québec rêvait de faire rire depuis l’adolescence. L’humoriste nous parle de ses débuts, de son parcours et de son envie de devenir père dans un avenir proche.

Phil, tu terminais cet hiver ta toute première tournée, Monsieur. Que retiens-tu de cette première expérience?

Ç’a été fantastique! La réponse du public a été incroyable. Je ne m’attendais pas à ça. J’ai présenté ce spectacle pendant deux ans et j’ai vendu 120 000 billets; tout ça était inespéré. Mais après tout ce temps, j’ai simplement eu envie de «tirer la plogue» pour me consacrer pleinement à d’autres projets. Maintenant, j’ai hâte au prochain spectacle.

Réalises-tu que tu as réussi à t’établir en humour en peu de temps?

Je suis conscient que ç’a bien été et que j’ai été chanceux. Je suis content d’être là; ça faisait longtemps que je voulais exercer ce métier. Je suis heureux que ça marche. Plus je fais de l’humour, plus ça me rend heureux.

D’où provient cette envie de pratiquer ce métier?

Ç’a commencé avec l’improvisation. C’est drôle, parce que j’ai fait des études en guitare classique tout au long de mon secondaire. Mes amis faisaient de l’improvisation et j’étais un spectateur assidu, qui était là chaque mardi, et qui ne manquait jamais un match. Je les suivais même quand ils avaient un match à l’extérieur de la ville. Je rêvais d’être moi aussi assez «game» pour faire un truc pareil, un jour. Pour moi, c’était terrorisant de devoir parler devant des gens. Finalement, au cégep, mes amis m’ont inscrit dans une équipe d’improvisation. C’est là que le goût de faire rire est né en moi. Je me suis inscrit à l’École nationale de l’humour quand j’ai terminé mes études collégiales.

Est-ce que ç’a été difficile pour toi en sortant de l’école?

Difficile et très angoissant. C’est un milieu incertain, dans lequel on est à la merci du public et des producteurs. On ne sait jamais à quoi ressemblera le lendemain. Mais je n’ai jamais eu à faire autre chose que de l’humour, alors je me considère comme chanceux. 

Cet été, tu as été à la barre d’un gala du ComediHa! Fest-Québec. Est-ce vrai que tu as présenté ton premier spectacle d’humour lors de ce festival?

Oui! C’était en 2013. J’avais passé une audition et on m’a proposé de venir faire un spectacle. Je devais m’y rendre avec mon agente, mais elle n’a pas pu venir, parce qu’elle a accouché ce jour-là. J’ai donc dû m’y rendre seul, et je me suis déplacé sur le pouce! Je n’oublierai jamais cette soirée! Ça avait tellement bien été! Les critiques étaient très positives.

On a l’impression que tout passe par l’humour avec toi. Est-ce que tu es aussi drôle dans la vie?

Non, je suis loin d’être aussi drôle au quotidien. Ma passion dans la vie est la communication. J’aime parler avec les gens et les écouter. Mon moteur premier pour m’exprimer est l’humour. C’est pour ça que tous mes projets touchent à l’humour. Mais c’est vraiment la manière la plus simple et la plus facile pour moi d’exprimer une idée, une émotion ou un sentiment. Je trouve qu’une discussion commence bien quand elle débute avec de l’humour. Mais dans la vie, je suis beaucoup plus sérieux.

Donc, une émission comme Phil s’invite te ressemble beaucoup...

Exactement! Il y a de l’humour, mais aussi de belles discussions. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire ça. J’espère qu’il y aura une deuxième saison. Rien n’est confirmé pour l’instant, mais le public a été au rendez-vous et je pense qu’on n’a pas fait le tour de ce beau jardin. C’est tout à fait le genre de projet que j’ai envie de faire longtemps.

Fais-tu toujours de la musique?

Non. J’ai mis ça de côté, du moins pour l’instant. Peut-être qu’un jour je recommencerai. Ça fait longtemps et je suis un peu «rouillé». J’ai même du mal à lire les partitions! Mais j’aime toujours la musique, même si je n’en fais presque plus. 

Tu as 31 ans. Comment envisages-tu la trentaine?

J’aimerais vraiment avoir des enfants. Ça regarde bien, parce que je suis amoureux; j’ai trouvé la femme de ma vie. Virginie et moi, nous nous fréquentions depuis deux ans, mais c’est officiel depuis environ sept mois. Disons que j’ai «branlé dans le manche», un peu! J’aimerais être père d’ici cinq ans et avoir plusieurs enfants. Mon chien, Gustave – que j’aime tellement! –, me permet de développer mon côté paternel, mais j’ai vraiment hâte d’avoir un enfant. Nous y allons une étape à la fois, ma blonde et moi. Nous habitons ensemble depuis janvier, et je trouve ça extraordinaire de me réveiller avec elle chaque matin.

Est-ce que tu songes déjà à un deuxième spectacle?

Oui, j’aimerais vraiment beaucoup en présenter un deuxième dans un avenir pas trop éloigné. Cet été, je fais quelques apparitions dans des festivals. J’ai envie de jouer, je vais donc présenter une version raccourcie et bonifiée de mon spectacle puis, à la fin de l’été, je vais commencer à écrire pour mon deuxième «one man show».