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Une dame de Terrebonne a perdu trois amis sur la 440

La quatrième et dernière victime du grave accident de lundi à Laval a été identifiée par le coroner

Un grand nombre de pompiers et de policiers ont été dépêchés sur les lieux.  
Photo d’archives Un grand nombre de pompiers et de policiers ont été dépêchés sur les lieux.  

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Une résidente de Terrebonne n’arrivait toujours pas à croire quatre jours après le drame qu’elle avait perdu trois de ses amis dans la tragédie routière survenue lundi sur l’autoroute 440 Ouest, à Laval.

Mélanie Dupuis était la voisine d’en face de Sylvain Pouliot, la quatrième et dernière victime identifiée par le coroner.

Son nom s’ajoute donc à la liste des victimes, qui comprenait déjà Robert Tanguay Laplante, un mécanicien lavallois de 26 ans, ainsi que Gilles Marsolais et Michèle Bernier, un couple de policiers montréalais fraîchement retraités.

« Sylvain, c’était un homme qui veillait sur les autres et qui avait le cœur sur la main », confie Mme Dupuis, fortement ébranlée.

C’est qu’en plus d’avoir perdu son estimé voisin, elle devra aussi faire le deuil de ses amis policiers.

Cours de méditation

La femme de 44 ans se rendait toutes les deux semaines au quadruplex de Gilles Marsolais et Michèle Bernier, dans Ahuntsic-Cartierville, à Montréal. Le policier retraité y donnait des cours sur la spiritualité et la médiation.

« Je sortais de là et j’étais tellement légère et en paix, mentionne-t-elle. C’était vraiment des anges, des amours. Ils étaient d’une générosité sans bornes. »

Mélanie Dupuis peine à dormir depuis qu’on lui a annoncé la nouvelle.

Elle ne réalise pas encore complètement que trois de ses amis se trouvent parmi les victimes. « Ça ne s’invente pas », dit-elle, découragée.

Mère malade

Sylvain Pouliot résidait depuis 2012 dans un immeuble de condos de Terrebonne. L’homme de 55 ans était connu de pratiquement tous ses voisins.

Il n’hésitait jamais à leur donner un coup de main lorsqu’ils en avaient besoin. Il s’occupait également de sa mère malade. En plus de la visiter au moins trois fois par semaine, il s’occupait de faire son épicerie et toutes ses courses, selon ses proches.

Père d’une jeune femme dans la trentaine et vivant seul, Sylvain Pouliot travaillait comme technicien en mécanique automobile chez le concessionnaire HGrégoire Nissan Vimont, à Laval. Contacté hier, son patron ne tarissait pas d’éloges à son endroit.

« Il travaillait pour nous depuis 18 ans. C’était un employé exceptionnel et on est vraiment chamboulés d’apprendre ça » a indiqué Guy Filiatrault, directeur général de l’endroit. Une minute de silence a d’ailleurs été observée sur son lieu de travail, jeudi.

Lundi soir, Sylvain Pouliot devait aller souper avec l’une de ses meilleures amies dans un restaurant de Terrebonne. Les copains ont d’ailleurs échangé des textos quelques minutes avec l’impact fatal, survenu vers 15 h 30 lundi après-midi.

« On a confirmé notre souper un peu après 15 h, explique Alexandra Ahier. Je l’ai texté un peu après pour lui dire que je passerais voir ma mère à l’hôpital avant et il n’a jamais répondu. Évidemment, il ne s’est pas non plus pointé au restaurant. »

L’enquête de la Sûreté du Québec se poursuit afin de comprendre ce qui a causé cette sanglante série de collisions sur l’autoroute 440 Ouest, à la hauteur de la sortie vers l’autoroute 15.

L’hypothèse privilégiée par les policiers est celle de la distraction au volant de la part du camionneur à l’origine du premier impact. Des expertises doivent être menées avant de confirmer quoi que ce soit.

Les quatre victimes

Sylvain Pouliot
Photo tirée de Facebook
Sylvain Pouliot
Gilles Marsolais
Photo tirée de Facebook
Gilles Marsolais
Robert Tanguay Laplante
Photo tirée de Facebook
Robert Tanguay Laplante
Michèle Bernier
Photo tirée de Facebook
Michèle Bernier