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Ils s’envolent depuis près de 40 ans

Ce couple montréalais a vécu des moments inoubliables du haut des airs et fait le bonheur des visiteurs

Montgolfières
Photo Magalie Lapointe Lyse Marceau et Michel Auzat dans leur nacelle à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, dimanche.

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SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU | Un couple de Montréal passionné des montgolfières qui souhaite voler jusqu’à l’âge de 70 ans fait rêver des festivaliers de la Montérégie depuis 36 ans et a assisté aux demandes en mariage les plus romantiques.

« J’aimerais voler jusqu’en 2026 pour dire que j’ai volé 50 ans », lance Michel Auzat.

Depuis 1983, ce gemmologue de métier de 64 ans a troqué les pierres pour son ballon.

C’est même à lui qu’on doit le populaire International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu.

À l’époque, le lieu avait été choisi en raison de l’aéroport militaire. C’était le seul site où il était possible d’accueillir autant de festivaliers et de ballons.

« Lors de la première édition en 1984, il y avait 42 ballons. C’était tout un exploit », se rappelle M. Auzat.

Tout au long de sa carrière de pilote de montgolfière, le retraité a survolé les airs avec les ballons de Pages jaunes, de Télé-direct, de Lotto Max et même des clémentines du Maroc.

Magique

À côté des nuages, le sexagénaire a également assisté à des moments uniques.

« Des gens qui font des demandes de mariage en nacelle, ou monter avec un prêtre et vivre un mariage du haut des airs, c’est très beau. Ce sont des moments magiques », se remémore-t-il.

Il a même déjà aperçu plusieurs éléphants, alors qu’il survolait les États-Unis. Il avait appris que les mammifères étaient dans une aire de repos, car ceux-ci étaient stressés par les humains qui les visitaient dans un zoo.

Pour lui, chaque vol est unique. Ce qu’il aime d’une envolée, c’est la préparation qui vient avec.

D’ailleurs, pour chaque heure de vol, environ huit heures de préparation au sol sont nécessaires. Une planification du voyage doit être étudiée, le ballon doit être étendu, vérifié et attaché à la nacelle.

Première femme

Cette passion, il l’a rapidement transmise à sa conjointe Lyse Marceau. Cette dernière a vu son conjoint à l’œuvre pour la première fois à l’automne 1981. Puis, elle a obtenu sa licence l’année suivante.

« J’ai été la première femme pilote au Québec en 1982. Encore aujourd’hui, il y a peu de femmes qui pilotent. Elles accompagnent toutes leur conjoint, mais ne pensent pas à piloter. C’est comme ça partout dans le monde », mentionne la dame de 65 ans.

Même si Mme Marceau a diminué le nombre de vols, elle transmet encore sa passion à qui veut bien l’entendre.

La nacelle

Montgolfières
Photo Magalie Lapointe

Dans la nacelle de Michel Auzat, un pilote et deux passagers peuvent y embarquer. Il faut sauter par-dessus le panier en osier pour y accéder, car il n’y a aucune porte. De 13 à 19 millions de BTU sont générés pour faire voler le ballon qui pèse environ 100 kilos sans les passagers.

L’International en bref

Montgolfières
Photo courtoisie, Laurianne Gervais
  • 36e année
  • Près de 100 montgolfières
  • Des pilotes de partout dans le monde
  • 400 000 visiteurs
  • Près de 1600 bénévoles

► Michel Auzat et Lyse Marceau seront à l’International de montgolfières jusqu’à dimanche.

► Une montgolfière vaut entre 30 000 $ et 200 000 $. Le ballon peut voler environ 500 heures ou 15 à 20 ans.