/24m/city
Navigation

Rosemont–La Petite-Patrie: mobilisation pour un terrain de soccer synthétique

Rosemont–La Petite-Patrie: mobilisation pour un terrain de soccer synthétique
Photo Agence QMI, Béatrice Roy-Brunet

Coup d'oeil sur cet article

Des membres de l’Association de soccer Rosemont–La Petite-Patrie (ASRPP) manifesteront lundi soir pour tenter de convaincre l’arrondissement d’aménager une surface synthétique au parc de la Louisiane.

Une telle réfection du terrain de soccer devait avoir lieu. «Malheureusement, au mois de novembre, sans préavis, l’arrondissement a décidé de mettre un stop au projet», explique Yves Deschênes, directeur général de l’ASRPP.

Le maire de l’arrondissement, François William Croteau, confirme que la réfection du terrain de soccer est toujours envisagée, mais avec une surface de gazon naturel. «On n’a pas fermé la porte à un terrain de soccer au parc de la Louisiane. On a toujours l’intention d’aménager un terrain de soccer», dit-il.

«On va aller au conseil d’arrondissement et on va leur demander si c’est possible de se parler et leur demander sur quelles bases d’experts ils fondent leur position de ne pas envisager la surface synthétique pour la réfection», mentionne M. Deschênes.

 

Rosemont–La Petite-Patrie: mobilisation pour un terrain de soccer synthétique
Béatrice Roy-Brunet / 24H / AGENCE QMI

 

L’association avance qu’un terrain de soccer avec une surface synthétique présente un avantage notable en ce qui a trait entre autres au temps d’utilisation. «Un terrain naturel, on ne peut pas utiliser ça plus que 15 heures par semaine, contrairement à un terrain synthétique, qu’on peut utiliser presque tout le temps», avance M. Deschênes.

Raisons environnementales

La surface naturelle sera privilégiée pour des raisons environnementales, selon l’arrondissement. «Nous avons adopté une nouvelle politique à Rosemont–La Petite-Patrie pour l’ensemble des équipements extérieurs. On ne mettra plus de surface artificielle ou de jeux en plastique», ajoute le maire.

«Pour des questions évidentes de lutte au réchauffement climatique, on a décidé d’éliminer l’utilisation de surfaces artificielles, poursuit-il. Dans ce cas précis, ce type de surface augmente les îlots de chaleur urbains, et avec sa dégradation émet des gaz à effet de serre.»

Selon M. Deschênes, un terrain naturel mal entretenu peut toutefois être aussi dommageable pour l’environnement qu’un terrain synthétique, et les coûts d’entretien sont plus élevés.