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On ne peut plus s’en passer

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En cette période où les étals débordent de produits locaux, c’était intéressant d’en savoir plus sur ces travailleurs étrangers qui viennent travailler l’été dans nos champs, comme Le Journal nous y invite depuis samedi.

 

Soleil de plomb

Venus principalement du Mexique ou du Guatemala, on les aperçoit d’ailleurs, quand on roule dans les champs, en Montérégie ou sur l’île d’Orléans. Protégés par de larges chapeaux et de longs vêtements sous un soleil de plomb, on se dit souvent qu’on ne ferait pas le même travail.

C’est beaucoup ça qui les amène ici, d’ailleurs. Le Québec manque de main-d’œuvre et notre marché du travail en est un de travailleurs. Peu de gens sont désireux de s’astreindre au dur labeur des champs, et, pour les y attirer, il faudrait leur offrir des salaires qui feraient augmenter les prix des denrées d’ici à un niveau que les consommateurs refuseraient de payer.

Défis et points forts

Cheap labor institutionnalisé, disent certains, qui ne voudraient pourtant pas payer leur casseau de fraises plus cher. Pourquoi ne pas plutôt remettre les assistés sociaux au travail, demandent d’autres ?

C’est oublier qu’il n’y a jamais eu au Québec aussi peu de prestataires de la sécurité du revenu, en nombre absolu comme en proportion de notre population. La solution n’est pas là.

Avec le temps, on a adopté des cadres réglementaires pour protéger les droits et la sécurité des travailleurs étrangers. Il reste sans doute beaucoup à faire, et, pourquoi pas, à mettre des passerelles en place pour les inviter à rester. Ils sont vaillants, on pourrait sans doute leur trouver de l’ouvrage à l’année.

Dans tous les cas, cet enjeu illustre bien les défis et les points forts de notre économie. Un marché du travail fort où les gens peuvent commander des salaires élevés et où il faut faire preuve d’inventivité pour combler les emplois.