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Rafael Nadal sans aucun souci

Coupe Rogers 2019
Photo Martin Chevalier Rafael Nadal a croqué à belles dents dans son trophée après sa victoire à la Coupe Rogers au stade IGA, hier.

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Les jeunes loups s’amènent à une vitesse TGV, mais il faut croire que, chez les hommes, les trois grands vétérans, Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic parviennent à garder une certaine distance bien que l’écart se réduit à grands pas.

Chez les dames, c’est une tout autre histoire, et Bianca Andreescu l’a démontré. D’accord, elle a gagné dans des circonstances particulières avec l’abandon de Serena Williams... mais cela ne devrait pas jeter ombrage sur ce qu’elle a réalisé au cours de la compétition.

Andreescu est le meilleur exemple que le tennis féminin ne manque pas de participantes très talentueuses et que, chaque saison, le premier rang semble à la portée de plusieurs d’entre elles.

Chez les hommes, Nadal a démontré encore une fois que le Big Three demeure intouchable... du moins pour l’instant. Peut-être que les Internationaux des États-Unis nous fourniront l’indice que la suprématie de ces trois grands joueurs est menacée.

Et elle l’est. C’est inévitable.

Mais, la Coupe Rogers nous a offert un beau spectacle et, surtout, a fourni l’opportunité aux amateurs de voir une relève qui saura donner au tennis tout le lustre que leur procurent les trois grands.

Eugène Lapierre et son groupe ont encore démontré leur talent d’organisateurs. Ils ont fait de cette compétition l’une des mieux structurées du monde du tennis.

La LNH devra se défendre

Todd Ewen a passé près de quatre saisons dans l’organisation du Canadien. C’était à la fin des années 90. Il était un joueur robuste dont le rôle principal était de jouer le policier de service.

Il devait s’assurer que personne ne dérangerait ses coéquipiers.

Un rôle qu’il a rempli tout au long de sa carrière.

Le 19 septembre 2015, l’épouse de Ewen, Kelli, l’a découvert sans vie dans le sous-sol de la maison familiale. Il avait décidé de quitter pour un monde que l’on dit meilleur.

Lors de l’autopsie, le docteur Ann McKee découvrit que l’ex-hockeyeur avait souffert d’une encéphalopathie traumatique chronique (ETC). À ce moment-là, plusieurs joueurs, Bob Probert et Wade Belak entre autres, avaient démontré les mêmes symptômes. Un ou deux ans plus tard, un groupe d’ex-patineurs intentèrent un recours collectif réclamant plusieurs millions de dollars, contestant du même coup la politique de la Ligue nationale relativement aux coups portés à la tête.

Plus tôt que d’accorder aux joueurs la permission d’aller plus loin dans leur démarche, une juge suggéra aux deux clans impliqués dans le dossier de tenter d’obtenir un accord à l’amiable.

« Cependant, rien n’empêche, sur le plan individuel, un joueur d’aller débattre son point si un juge lui accorde cette possibilité, » affirma-t-elle.

Kelli Ewen vient de porter la cause de son mari devant la cour. Il faudra attendre à 2020, mais les deux clans ont été invités à fournir toutes les informations nécessaires qui seront fournies pendant le procès.

Une démarche qui pourrait avoir de très lourdes conséquences pour la Ligue nationale et sa politique relativement aux commotions cérébrales. Dans la requête, on indique que le commissaire Gary Bettman sera invité à témoigner.

McAvoy : un an

. Les représentants de Charlie McAvoy, le jeune et talentueux défenseur des Bruins, ont clairement indiqué qu’il est bien évident que les décideurs de l’équipe veulent négocier une entente à court terme, en somme, un contrat-pont. « Quand le président de l’équipe, Cam Neely, affirme que McAvoy a passé plusieurs jours à l’infirmerie depuis le début de sa carrière, ça signifie que les Bruins aimeraient signer un contrat d’une saison, surtout en raison de leurs soucis avec le plafond salarial, » a déclaré l’agent de McAvoy qui se garde bien de faire connaître la stratégie de son groupe. Voilà une autre raison qui démontre clairement que le système du plafond salarial ne fonctionne pas dans le contexte actuel...

. Un nom a alimenté les rumeurs l’an dernier : celui de Nicklas Backstrom, des Capitals. Cette saison, il va davantage attirer l’attention en raison de son statut puisqu’il deviendra joueur autonome sans restriction à la fin de l’année. Va-t-il terminer la prochaine année à Washington ? Cette équipe pourrait vivre des rebondissements spectaculaires. Alexander Ovechkin a déclaré qu’il ne reste plus que deux années à son entente et qu’il ne sait toujours pas s’il poursuivra sa carrière. Braden Holtby va profiter de l’autonomie complète à partir du 1er juillet 2020. Quelles seront ses exigences salariales en ayant comme point de comparaison Carey Price et Sergei Bobrovsky ? Backstrom a 32 ans, c’est un brillant fabricant de jeux. Ça va bouger à Washington...

. Comment peut-on mettre fin à un match de football au 3e quart ? Je reconnais qu’il s’agissait d’une bonne décision de stopper l’affrontement entre les Alouettes et les Roughriders de la Saskatchewan. La température n’offrait aucune autre option. Mais, avec une marque de 17 à10, Saskatchewan, et les règlements qui stipulent qu’il faut accorder la victoire à l’équipe qui mène à la marque, c’est tout à fait ridicule. Dans la mesure où on ne peut reprendre les hostilités, pourquoi ne pas remettre à plus tard la fin du match si les circonstances l’obligent ? Pourquoi deux points aux Roughriders et une défaite pour les Alouettes dans un match interrompu au 3e quart ?