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Un immortel chez les Panthers

Roberto Luongo verra son numéro être retiré par la formation floridienne

En mars 2014, le président des Panthers Rory Babich et le directeur-gérant Dale  Tallon accueillaient Roberto Luongo au sein de leur organisation. Il a disputé 572 matchs avec les Panthers.
Photo d'archives En mars 2014, le président des Panthers Rory Babich et le directeur-gérant Dale Tallon accueillaient Roberto Luongo au sein de leur organisation. Il a disputé 572 matchs avec les Panthers.

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Visage des Panthers de la Floride au cours des 11 saisons qu’il a passées dans cet uniforme, Roberto Luongo verra son numéro 1 être hissé dans les hauteurs du BB&T Center. Le 7 mars, dans le cadre d’une visite du Canadien, il deviendra le premier joueur de cette concession à recevoir un honneur semblable.

L’histoire des Panthers n’en est pas une jalonnée de succès. Depuis le tournant du millénaire, ils n’ont participé aux séries éliminatoires qu’à deux occasions. Ce qui n’a pas empêché le Montréalais, retraité depuis juin dernier, de maintenir certains standards de qualité.

Au terme de ces 11 saisons, séparées par sept campagnes et demie à Vancouver, le gardien de 40 ans détient les marques d’équipe pour le nombre de parties jouées (572), de victoires (230), d’arrêts (16 086) et de jeux blancs (38).

Ses 75 parties jouées en 2005-2006, ses 35 gains en 2005-2006 et en 2015-2016, ses 2 303 arrêts en 2003-2004 et ses sept jeux blancs en 2003-2004 constituent également des records d’équipe.

« C’est tout un honneur, a reconnu Luongo en téléconférence. Je n’avais même pas réalisé que j’étais le premier. Ça rend l’événement encore plus spécial. J’ai vraiment hâte. »

Une carrière exceptionnelle

En mars 2014, le président des Panthers Rory Babich et le directeur-gérant Dale  Tallon accueillaient Roberto Luongo au sein de leur organisation. Il a disputé 572 matchs avec les Panthers.
Photo d'archives, Martin Chevalier

Au cours de son parcours, le choix de premier tour des Islanders en 1997 a remporté quelques honneurs. Récipiendaire du trophée Jennings en 2011, il fut élu deux fois sur la deuxième équipe d’étoiles en plus d’être finaliste pour le trophée Hart à une occasion et pour le trophée Vézina à trois reprises.

« Gagner la coupe Stanley demeure toujours l’objectif principal. Malheureusement, je n’ai pas réussi à l’accomplir en tant que joueur. Néanmoins, je crois qu’on peut parler d’une carrière remplie de succès », a-t-il mentionné.

Et comment ! Luongo tire sa révérence au deuxième rang de l’histoire du circuit pour les parties disputées (1044), derrière Martin Brodeur. Ses 489 victoires lui procurent le troisième rang, derrière Brodeur et Patrick Roy.

Parmi ses regrets, il y a cette défaite dans le septième match de la coupe Stanley, en 2011, face aux Bruins, alors qu’il évoluait pour les Canucks. Chez les Panthers, c’est celui de n’avoir pris part qu’à une seule ronde éliminatoire (en 2016) qui le titillera longtemps.

« L’avoir fait seulement une fois, c’est décevant. On veut jouer pour la coupe chaque année. J’aurais aimé ça aller plus loin et participer aux séries éliminatoires plus souvent avec les Panthers », a-t-il indiqué.

« Ça n’avait été qu’une seule ronde, mais ça avait été excitant. On sentait qu’on bâtissait quelque chose de bon avec cette équipe. Le problème, c’est que l’année suivante, on n’a pas été capable de répéter ce qu’on avait fait (une saison de 103 points) », a-t-il souligné.

Célébrer avec tout le monde

En mars 2014, le président des Panthers Rory Babich et le directeur-gérant Dale  Tallon accueillaient Roberto Luongo au sein de leur organisation. Il a disputé 572 matchs avec les Panthers.
Photo d'archives, Martin Chevalier

Évidemment, ce n’est pas un hasard si les Panthers ont choisi la visite du Canadien pour procéder à cette cérémonie. Luongo a grandi à Saint-Léonard. Et puisque cette rencontre se tiendra en pleine semaine de la relâche scolaire, plusieurs amateurs de hockey de la belle province risquent d’être déjà sur place.

« C’est excitant. Je sais que tout le monde à la maison (à Montréal) regardera le match à la télévision. C’est l’équipe que j’ai admirée en grandissant. Ce sera une belle soirée. J’espère que tous ceux qui seront dans l’édifice apprécieront cette soirée autant que moi. »

Ce sera une belle occasion pour ceux qui l’ont côtoyé durant son cheminement de participer à la fête de près ou de loin.

Quand la passion n’y est plus

Luongo savait que le moment était venu

En mars 2014, le président des Panthers Rory Babich et le directeur-gérant Dale  Tallon accueillaient Roberto Luongo au sein de leur organisation. Il a disputé 572 matchs avec les Panthers.
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Ennuyé par des blessures au cours des dernières saisons, Roberto Luongo était conscient que le jour de la retraite approchait. Toutefois, il ne pensait pas que le moment était encore venu lorsque la saison des Panthers a pris fin, en avril. Il lui a fallu quelques semaines et quelques indices bien précis pour comprendre que ça y était.

« Pour la première fois de ma vie, quand je pensais à mon retour sur la glace, prévu pour le mois d’août, je n’avais pas hâte. Ce fut la preuve que j’étais rendu au point ou mon amour pour ce sport n’était plus à un niveau suffisamment élevé pour mettre les efforts nécessaires pour être prêt à jouer », a-t-il déclaré lors de la téléconférence confirmant le retrait de son chandail par les Panthers de la Floride.

Mais, même à ce moment, à la fin de mai, son corps lui avait déjà donné quelques signes d’écœurantite. Les périodes de récupération plus difficiles, les efforts devant être plus soutenus pour obtenir les mêmes résultats que les années passées ont été les premiers signes avant-coureurs.

« Ça s’est manifesté progressivement, car au départ, mon intention était de revenir. Je ne pensais pas du tout à la retraite, a-t-il assuré. Au moment d’amorcer mon programme de remise en forme, mon corps m’a dit qu’il ne serait pas en mesure de passer à travers tout ce processus une fois de plus. »

Bien qu’il soit serein avec sa décision, l’athlète de 40 ans reconnaît qu’il aura sans doute un pincement au cœur lorsque la prochaine saison se mettra en branle. D’ailleurs, il admet se surprendre parfois à surfer sur le net et regarder des vidéos de certaines de ses prouesses.

« C’est un sentiment étrange de réaliser que je me retire. C’est difficile de laisser aller quelque chose que tu as aimé autant », a-t-il admis, ajoutant qu’il allait s’ennuyer de ses coéquipiers.

Une équipe entre de bonnes mains

Ce qui est un peu ingrat pour le Montréalais, c’est que pendant les 11 saisons, réparties en deux séjours, qu’il a disputées sous le ciel floridien, les Panthers n’ont disputé qu’une ronde éliminatoire.

Or, avec les mouvements de personnel effectués au cours de l’été, l’avenir de cette formation semble drôlement prometteur.

« C’est excitant. On est allé chercher un super bon coach (Joel Quenneville) qui a déjà gagné la coupe Stanley. On a ajouté un attaquant (Brett Connolly), un défenseur (Anton Stralman) et un gardien de but (Sergei Bobrovsky). Il est l’un des meilleurs gardiens de la ligue. L’équipe est entre de bonnes mains. »

La retraite de Luongo est si fraîche qu’il emploie la formule du « on », comme s’il faisait encore partie de l’équipe. Cela dit, il ne faudrait pas se surprendre d’apprendre au cours des prochaines semaines qu’il a accepté un poste au sein du personnel des Panthers.

Du succès en saison régulière

Parties jouées  1044  (2e)

Victoires  489  (3e)

Arrêts  28 409  (2e)

Jeux blancs  77  (9e)

Chez les gardiens des Panthers, il domine pour les

Parties jouées  572

Victoires  230

Arrêts  16 086

Jeux blancs  38

Parties jouées en une saison  75   (2005-2006)

Victoires en une saison  35   (2005-06 et 2015-16)

Arrêts  2 303   (2003-2004)

*Jeux blancs 7   (2003-2004)

*À égalité avec Tomas Vokoun (2009-2010)