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L’Impact doit finir le travail

Il mène 2 à 1 dans la série aller-retour contre Calgary

Le gardien de but du Cavalry de Calgary Marco Carducci aura les francs-tireurs de l’Impact à l’œil, mercredi soir.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Le gardien de but du Cavalry de Calgary Marco Carducci aura les francs-tireurs de l’Impact à l’œil, mercredi soir.

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CALGARY | L’Impact n’a pas remporté un match à l’étranger depuis plus de trois mois, mais c’est mercredi soir contre le Cavalry de Calgary que ça doit changer.

La dernière victoire sur une pelouse adverse du Bleu-blanc-noir remonte au 8 mai. Depuis, il affiche un dossier de six revers et un verdict nul, toutes compétitions confondues.

Face à une formation de niveau inférieur, on pourrait se dire que ce sera facile, mais le Cavalry survole pratiquement la compétition dans la Première ligue canadienne, il n’est donc pas à prendre à la légère.

Depuis le début de la saison, la formation albertaine présente une fiche de 11-2-2 et a pris le premier rang de la portion printanière du calendrier.

Le défi est d’autant plus important que le Calvalry est imbattable sur le petit terrain de Spruce Meadows, où il a remporté cinq victoires et n’a subi qu’une défaite. Qui plus est, il a inscrit sept buts et n’en a accordé que deux.

Attaquer

Lors du premier match, il y a une semaine au Stade Saputo, l’Impact était bien en selle et menait 2 à 0 quand Sergio Camargo a réduit l’écart en marquant un précieux but à l’étranger à la 69e minute.

Deux minutes plus tard, Calgary perdait son capitaine, Nikolas Ledgerwood, en raison d’un second carton jaune, ce qui signifie qu’il sera suspendu mercredi soir.

L’Impact aurait dû en profiter pour mettre la série hors de portée, mais a plutôt subi la pression des visiteurs. Les Montréalais n’ont pas eu l’instinct du tueur en plus de voir Ignacio Piatti, qui a marqué les deux buts de l’équipe, rater deux autres très belles chances dans ce match.

« Nous devons être agressifs et ne pas jouer exactement comme lors du dernier match parce que nous leur avons donné un but, a déploré Daniel Lovitz lors d’une conversation téléphonique. Nous devons attaquer pour marquer et mettre la pression sur leurs épaules. »

Gérer

Dans un monde idéal, l’Impact marquerait rapidement pour forcer le Cavalry à ouvrir le jeu tôt dans la rencontre. Parce qu’en marquant rapidement, l’Impact contraindrait Calgary à inscrire au moins deux buts pour provoquer la prolongation.

« On doit gérer le match de façon intelligente, a insisté Lovitz. La fierté va jouer un grand rôle, nous devons aller faire le boulot là-bas. »

L’arrière gauche de l’Impact souhaite que ses coéquipiers et lui y mettent autant d’intensité que lors du match aller, où l’équipe a contrôlé la rencontre pendant plus d’une soixantaine de minutes.

« J’espère qu’on va jouer de façon aussi dynamique et agressive. L’attitude doit demeurer la même. »

Pas de différence

On en a parlé, le terrain de Spruce Meadows, qui sert aussi pour des compétitions équestres et canines, est atypique dans ses dimensions.

Généralement, un petit terrain a tendance à avantager l’équipe qui est habituée à y jouer. Les joueurs de l’Impact sont meilleurs sur un grand terrain, où ils ont de l’espace pour se déplacer.

Lovitz jure toutefois que ça ne change rien et que l’équipe sera en mesure de faire fi de la contrainte.

« Peu importe la dimension du terrain, on a déjà joué contre le New York City FC au Yankee Stadium. »

Arrière-pensée

En jouant ce match, dernier rempart qui sépare l’Impact d’une nouvelle participation à la finale, les joueurs de l’Impact auront certainement une petite pensée pour le Toronto FC, qui est en avance 2 à 0 sur le Fury d’Ottawa dans l’autre demi-finale.

« On a perdu contre Toronto à la maison [en MLS] plus tôt cette saison et ce n’était pas génial, on veut passer à la finale », a assuré Lovitz.

L’Impact n’a pas remporté le Championnat canadien depuis 2014, sa dernière participation à la Ligue des champions de la CONCACAF remontant à 2015.

Le Bleu-blanc-noir s’est incliné en finale contre les Torontois lors des deux dernières éditions.