/misc
Navigation

Louis-Philippe Simoneau revient sur son combat: «Ça fesse»

Coup d'oeil sur cet article

Le 5 février dernier, Louis-Philippe Simoneau apprenait dans un couloir d’urgence, sur une civière, qu’il devrait se battre pour sa vie.

«Ça fesse», confie-t-il au réseau TVA Sports, en revenant sur les événements.

Le botteur de 24 ans était atteint d’un lymphome non hodgkinien agressif de type B. Une véritable onde de choc pour son entourage.

«Je devais être conférencier en après-midi à Belœil et je l’ai appris dans le stationnement par texto. Mentalement, j’étais assommé», raconte l’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal Danny Maciocia.

Si l’athlète a réussi à passer au travers de l’épreuve la plus difficile de sa vie, c’est en partie grâce à son attitude et, surtout, son sourire.

«Il a reçu cette nouvelle-là et le lendemain il en souriait. Il disait qu’il ne faut pas le négliger, car il allait réussir le placement gagnant cette saison», se rappelle le coordonnateur des unités spéciales, Byron Archambault.

«Il venait botter des placements de 60 verges entre deux traitements de chimiothérapie. C’est quoi ton excuse dans la vie?»

Le 22 juillet, Simoneau apprenait la bonne nouvelle: il était en rémission complète de son cancer. La semaine s’est soldée par une demande bien spéciale.

«Quand je suis rentré à l’hôpital, j’ai dit à mes parents que, si je m’en sortais et que Catherine était à côté de moi, je la demanderais en mariage, explique Simoneau. Et c’est arrivé. Je suis super content. Sans elle, ç’aurait vraiment été plus difficile.»

Vers un retour

Après l’annonce de sa rémission, il devait obligatoirement effectuer une demande de compassion aux dirigeants du circuit universitaire afin d’obtenir son admissibilité pour la prochaine saison. C’est Danny Maciocia lui-même qui s’en est occupé.

Le joueur par excellence des unités spéciales du circuit universitaire québécois s’apprête à disputer sa cinquième et dernière saison avec les Carabins. Son retour au jeu est prévu dès la semaine prochaine.

«Ça fait deux semaines et demie que je recommence graduellement à m’entraîner et courir. À date, tout se passe bien», indique le survivant.

Maciocia, lui, n’entretient aucun doute: «Je suis convaincu que le 23 août, au match d’ouverture à Concordia, il va faire partie des 48 joueurs.»

Quoiqu’il arrive, Simoneau aura à tout jamais une perspective de la vie différente.

«Je garde la tête haute et je profite de chaque journée comme si c’était la dernière», philosophe-t-il.