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Moins d’enfants en manque d’effets scolaires

Moins d’enfants en manque d’effets scolaires
PHOTO BÉATRICE ROY-BRUNET

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La pénurie de main-d'oeuvre à Montréal peut avoir des conséquences insoupçonnées : moins de familles défavorisées ont dû avoir recours à l’aide offerte par la Mission Bon Accueil pour la rentrée cette année.

«Beaucoup de nos familles ont commencé à trouver des emplois», souligne Sam Watts, président-directeur général de l'organisme, qui fait un lien entre les deux phénomènes.

L’Allocation canadienne pour enfants (ACE), un montant non imposable versé chaque mois depuis 2016 par le gouvernement fédéral aux familles admissibles pour les aider à subvenir aux besoins de leurs enfants de moins de 18 ans, donnerait aussi un coup de main notable aux familles de la métropole.

Chaque année, lors de l'événement Rentrée la tête haute, la Mission Bon Accueil fournit aux enfants de familles moins nanties un sac à dos rempli de matériel adapté à leur niveau de scolarité et une paire de chaussures pour démarrer la nouvelle année. Pour la première fois en 18 ans, les organisateurs ont remarqué cette année une baisse de la demande.

Malgré tout, environ 2750 enfants bénéficieront de ce coup de pouce cette année.

Aide nécessaire

De nombreuses familles se sont pressées mardi pour récupérer leurs effets scolaires sur la rue Acorn, dans l’arrondissement le Sud-Ouest. C’est le cas de Gabriel Mundi, originaire du Cameroun, dont les trois enfants fréquenteront les bancs d’une école québécoise en septembre.

M. Mundi, arrivé au Québec en novembre 2018, indique que la rentrée peut être teintée de nervosité. «Il faut imaginer, si les enfants allaient à l’école sans les fournitures, c’est comme un soldat qui part en guerre sans fusil», illustre-t-il.

«On n’a pas encore du travail. Avec cette aide-là, ça va être un grand plus pour nous pour avoir une bonne année scolaire.»

Pour Sam Watts, il s’agit également d'une question de «dignité» et de «persévérance scolaire». Une expérience positive dès le primaire permet de lutter contre le décrochage scolaire tout au long du parcours scolaire, souligne-t-il. «Ça va briser aussi le cycle de pauvreté qui est important pour nous.»