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Démolition imminente des maisons inondées à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

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SAINTE-MARTHE-SUR-LE-LAC | Les travaux de démolition des demeures inondées au printemps dernier doivent s'amorcer dès lundi à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, sur la Rive-Nord de Montréal.

En tout, près d'une soixantaine de maisons mobiles seront détruites bientôt. Elles sont devenues inhabitables parce qu'elles ont baigné trop longtemps dans l'eau, à la suite de la rupture de la digue qui protégeait la municipalité du lac des Deux-Montagnes, le 27 avril dernier.

Diane Bourbonnière doit récupérer ses effets personnels et ses biens qui n'ont pas été endommagés, puisque la démolition aura lieu bientôt.

«J'ai hâte que tout ça soit fini et qu'on n'en parle plus, que ce soit en arrière de nous autres. J'ai hâte de passer juste à "après"», a-t-elle affirmé.

La moitié des propriétaires ont fait appel à l'entrepreneur Jean Doré. Il va transporter chacune des maisons mobiles sur un site fermé et contrôlé qu'il va aménager pour les démolir.

Cette façon de faire aura pour avantage d'éviter les curieux et de concentrer les travaux en un même endroit, mais aussi d'éviter d'endommager les infrastructures souterraines. «Les services municipaux ou les services d'aqueduc et sanitaires du propriétaire sont réellement peu profonds. En même temps, c'est pour éviter de briser le terrain existant», a expliqué l'entrepreneur.

Jean Doré offrira la possibilité à ceux qui le veulent d'assister à la démolition de leur maison.

«Il y a bien des gens qui veulent être là quand on va exécuter les travaux. Il y en a d'autres qui ne veulent rien savoir d'être présents, parce qu'il y a trop d'émotion encore dans l'air, alors ils nous laissent... Moi, je leur laisse le droit de choisir ce qu'ils veulent, parce que c'est quand même leur résidence», a ajouté M. Doré.

Pour leur part, les plus chanceux qui ont pu sauver leur maison sont bien conscients que le quartier ne sera plus jamais le même.

«Ça me fait beaucoup de peine parce que je trouve qu'on va avoir l'air d'une petite ville fantôme, un peu, t'sais. Juste un petit peu plus loin, sur la rue, il n'y aura plus de maisons», a souligné une résidente du quartier, Jocelyne Martin.