/news/currentevents
Navigation

7225 $ après un accident de vélo dans un nid de poule

Coup d'oeil sur cet article

Un cycliste de 75 ans a obtenu 7225 $ de la Ville de Gatineau après avoir chuté à vélo en raison d’une crevasse sur la route que la Cour a qualifiée de « piège ».

Le 12 mai 2016, Pierre Morest circulait à vélo sur la route 148 en direction ouest.

À la dernière seconde, il s’est rendu compte qu’une partie de l’accotement où il roulait — reconnu comme la Route verte — était grugée par une profonde crevasse. Il a tenté de l’éviter, mais c’était trop tard.

« Ma roue avant, en entrant dans la crevasse, est complètement arrêtée, comme si j’avais frappé un mur. J’ai plongé comme on plonge dans une piscine », a raconté au Journal M. Morest, qui a choisi de poursuivre la Ville à la division des petites créances.

Fracture

L’accident n’est pas banal. En heurtant le sol, M. Morest s’est fracturé la clavicule, a subi une importante contusion à la hanche et son casque s’est fracassé.

Il s’est rendu à l’urgence, où il a attendu 13 heures avant de recevoir des soins le lendemain matin.

« Je n’ai pas fait de sport pendant deux mois », se désole celui qui, même à 77 ans, est toujours passionné de vélo et de kayak.

Dans son jugement rendu le 19 juillet, la Cour donne raison à M. Morest, qui reprochait à la Ville d’avoir été négligente dans l’entretien de la route.

« Le Tribunal conclut que l’état de la piste cyclable, à l’endroit de la chute, constitue un piège » notamment parce qu’elle présente « une situation dangereuse [et] que le danger est caché », indique le juge Serge Laurin.

Ce dernier ajoute que Ville de Gatineau a commis « une faute » en ne réparant pas la crevasse avant que M. Morest s’y heurte.

Réparation

Par ailleurs, le cycliste déplore qu’encore aujourd’hui, trois ans après l’événement, le trou ne soit rempli qu’avec du gravier plutôt que comblé correctement avec de l’asphalte.

« C’est moins creux qu’auparavant, mais il y a encore un risque certain [que se produise un accident] », juge celui qui emprunte toujours à l’occasion ce tronçon de route.

Depuis l’accident, la Ville de Gatineau dit réparer la crevasse de façon provisoire tous les étés avec du gravier, mais soutient qu’« une solution permanente est évaluée ».