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Drame familial en Outaouais: «Rose, c’était une petite fille souriante», confie son père, sous le choc

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L’entrée à l’école imminente de la petite Rose, 5 ans, trouvée morte aux côtés de sa mère, mercredi, à Lac-des-Plages, en Outaouais, pourrait expliquer en partie ce qui aurait poussé sa maman à commettr e l’irréparable, croit le père de l’enfant, anéanti.

« Rose, c’était une petite fille souriante, enjouée, qui adorait danser et chanter, confie le père Phourasvong Keovongkod, le coeur en miettes. Je ne comprends toujours pas ce qui s’est passé. »  

En plus de s’enlever la vie, son ex-conjointe, Julie Meunier, aurait décidé d’emmener sa petite fille Rose avec elle.  

Les deux corps sans vie ont été trouvés mercredi en fin de journée dans un chalet que la femme de 40 ans avait loué sur Airbnb.  

C’est la femme de ménage qui a fait la tragique découverte.  

Selon nos informations, elles seraient mortes asphyxiées. Aucune trace de violence n’a été découverte sur les corps. Les enquêteurs de la section des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec traitent le dossier comme un meurtre suivi d’un suicide.  

Julie Meunier souffrait de problèmes de santé mentale depuis un bon moment. À la suite de ses nombreuses sautes d’humeur, la femme de 40 ans se justifiait souvent en indiquant souffrir d’un trouble bipolaire.  

Le couple était séparé depuis quatre ans, mais l’homme de 47 ans affirme qu’il était demeuré en bons termes. Ils se partageaient la garde de la petite Rose de façon assez équitable.  

CHANGEMENT FATAL  

Or, dans quelques semaines, la situation était censée changer. D’un commun accord, les parents de la fillette l’avaient inscrite dans une école de la Rive-Sud, à proximité de la résidence de M. Keovongkod, à Brossard.  

Ainsi, Julie Meunier, qui ne travaillait plus depuis la naissance de son enfant, était bien consciente qu’elle verrait beaucoup moins souvent sa fille. Rose devait dormir chez son père la grande majorité du temps pour rendre son quotidien plus simple.  

« Peut-être qu’elle sentait que ça arrivait et qu’elle avait l’impression qu’elle perdrait sa fille dans un certain sens, se questionne l’homme bouleversé. Il n’est rien arrivé de notable dans les derniers temps, aucune chicane, c’est vraiment la seule chose que je vois. »  

MANQUÉ QUELQUE CHOSE  

Phourasvong Keovongkod est bien conscient que c’est probablement une combinaison de facteurs qui ont mené son ex à commettre l’irréparable, et non une seule situation.  

« J’ai peut-être manqué quelque chose, peut-être que j’aurais dû poser plus de questions », dit-il.  

Julie Meunier devait ramener sa fille à son père dimanche. N’ayant aucune nouvelle lundi matin, il a décidé d’alerter la police. Deux jours plus tard, on lui a annoncé la nouvelle.  

Malgré l’horreur qui afflige sa famille, Phourasvong Keovongkod tient à faire savoir que son ex était une excellente maman. 

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Ligne québécoise de prévention du suicide  

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