/sports/football
Navigation

Tout un défi pour l’équipe d’entraîneurs de Laval

Glen Constantin estime pouvoir compenser les départs de Betts et Richard

Le coordonnateur défensif Marc Fortier et le responsable de la ligne défensive et entraîneur-chef, Glen Constantin, devront composer avec le départ de sept partants au sein de l’unité défensive.
Photo pascal Huot Le coordonnateur défensif Marc Fortier et le responsable de la ligne défensive et entraîneur-chef, Glen Constantin, devront composer avec le départ de sept partants au sein de l’unité défensive.

Coup d'oeil sur cet article

Que réserve l’après Mathieu Betts et Hugo Richard au Rouge et Or de l’Université Laval ?

« 2019 va être une grosse année, mais ce n’est pas la première fois qu’on vit une telle situation, a souligné l’entraîneur-chef Glen Constantin d’entrée de jeu. Nous avons également vécu les départs de Mathieu Bertrand et de Benoît Groulx dans le passé. Il serait injuste de vouloir qu’un seul joueur remplace Mathieu ou Hugo. L’équipe n’a jamais reposé sur un seul joueur, et ça va être encore plus vrai cette année alors que la production devra être répartie au sein des trois unités. »

Champion en titre de la Coupe Vanier, le Rouge et Or peut-il aspirer encore aux plus grands honneurs compte tenu des départs importants ? « C’est encore réaliste d’avoir de grands objectifs, a affirmé Constantin. Nous avons le luxe de compter sur un quart-arrière de 5e année (Samuel Chénard) qui va passer du tableau au terrain, mais qui possède une très bonne compréhension. C’est un sport d’équipe et les tâches seront divisées. »

Enseignement

Constantin sera servi à souhait avec le départ des quatre partants sur la ligne défensive. « C’est mon plus gros défi en carrière, a déclaré celui qui veille sur la ligne défensive, mais c’est le fun. Il y a beaucoup d’enseignement à faire, mais on voit la progression chaque jour. On n’obtiendra pas la même production immédiatement, mais nous aurons un bon groupe au fil de la saison qui sera en mesure de contribuer au succès de l’unité défensive. Il n’y a rien de mieux pour nos jeunes joueurs de ligne que de se frotter à trois joueurs de ligne offensive qui ont été choisis sur les équipes d’étoiles canadiennes l’an dernier. Nos lignes tertiaire et secondaire sont expérimentées. »

En offensive, le Rouge et Or misera sur un groupe très similaire à l’an dernier. Richard et Benoît Gagnon-Brousseau sont les deux seuls partants qui ne sont pas de retour. « C’est rare qu’on puisse compter dix partants sur 12 de retour, a souligné le coordonnateur offensif Justin Éthier. Nous avons le luxe que nos cinq partants sur la ligne offensive soient de retour. C’est très, très rare. En raison de l’expérience de nos partants, nous avons le potentiel pour avoir une meilleure cohésion comme unité que l’an dernier. »

Expérience

L’expérience est aussi au rendez-vous dans le champ arrière et à la position de receveur. « Ça va être extrêmement dur de se glisser dans la formation partante pour une recrue, a indiqué Éthier. On pourrait avoir le plus petit groupe de receveurs de l’histoire, mais ils sont très combatifs et rapides. Antoine Dansereau-Leclerc connaît un très bon camp, le très petit Jordan Duprey aussi. Jordan n’a pas froid aux yeux, et je vais aller à la guerre avec lui n’importe quand. »

Une équipe d’étoiles pour les 25 ans du programme

À l’occasion de son 25e anniversaire, le Rouge et Or tiendra un vote populaire pour élire l’équipe d’étoiles de son histoire.

Chaque jeudi au cours de la saison, une nouvelle position sera à l’honneur pour une semaine. Le dévoilement de l’équipe de rêve aura lieu le 20 octobre lors du dernier match de la saison régulière à domicile alors que les Carabins de l’Université de Montréal seront en visite.

Qui a été le meilleur joueur dans l’histoire du Rouge et Or parmi les quelques 600, a-t-on demandé à l’entraîneur-chef Glen Constantin qui amorcera sa 19e campagne à la barre de l’équipe, et quels ont été les événements marquants de ce quart de siècle ?

« En défensive, c’est Mathieu Betts qui a été le plus spécial en termes d’impact, a souligné le pilote au sujet de l’ailier défensif qui tente actuellement de percer l’alignement des Bears de Chicago après une brillante carrière universitaire qui s’est conclue en novembre par une victoire à la Coupe Vanier et un 3e titre consécutif de joueur de ligne par excellence au pays. La Coupe Vanier de 1999 a été la plus grosse surprise étant donné que le programme existait depuis seulement cinq ans. »

« Ce dont je suis le plus fier est la progression, poursuit Constantin qui s’est joint au programme en 1996 à titre de coordonnateur défensif. Nous sommes partis de rien. Il n’y avait pas de terrain. Nous avons fait grandir notre sport. C’est impressionnant de voir le nombre d’anciens qui sont devenus entraîneur. Au-delà des victoires et des titres, ce dont je suis le plus fier est que 390 joueurs ont reçu leur diplôme. C’est extraordinaire. C’est la mission première de l’Université et ça démontre qu’on peut exceller sur le terrain et en classe. »

Remises en question

Depuis les débuts, un mot d’ordre est demeuré inchangé. « Il y a zéro complaisance, a résumé Constantin. Nous ne sommes jamais satisfaits. »

« Même après une victoire de la Coupe Vanier, il y a des remises en question et nous n’avons jamais eu le sentiment qu’on ne touchait à rien, renchérit le coordonnateur offensif Justin Éthier. On pousse les joueurs à vouloir avoir du succès. »

En 24 ans, 1 848 278 spectateurs ont franchi les tourniquets et 67 joueurs ont été sélectionnés dans la LCF.