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Avec ou sans Jeux olympiques, JS Lapierre vit son rêve

Avec ou sans Jeux olympiques, JS Lapierre vit son rêve
PHOTO COURTOISIE

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MONTRÉAL - Jean-Sébastien Lapierre, mieux connu sous le nom de JS Lapierre, est tombé amoureux du skateboard à l’âge de 8 ans. S’il aimerait participer aux Jeux de Tokyo en 2020, il sera heureux peu importe ce qui arrivera, puisque chaque jour, il réalise un rêve.

«Je fais partie de la fédération canadienne en tant qu’athlète et je suis en lice pour une place pour les Jeux», a expliqué celui qui fera l’étalage de son talent au festival Jackalope, qui a lieu de vendredi à dimanche au Parc olympique de Montréal.

Le skateboard sera au programme olympique pour la première fois en 2020. Lapierre est un spécialiste du «street» (parcours à obstacle en milieu urbain).

«Le Canada aura probablement trois places, a ajouté Lapierre. En ce moment, il y a quatre personnes devant moi. Ma qualification va dépendre de mes résultats en compétition. Je vais faire du mieux que je peux. Si cela arrive, je vais être super content, sinon je serai content pour mes amis.»

Étant l’un des rares Québécois à gagner sa vie en faisant de la planche à roulettes, l’athlète originaire de Notre-Dame-de-Stanbridge est conscient de sa chance.

«Grâce aux compétitions, comme le Jackalope, qui ont de bonnes bourses et les commanditaires qui me paient pour les représenter, je peux en vivre, a-t-il expliqué. C’est un rêve d’enfant.»

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Réaction mitigée

Lapierre fait partie de ceux qui célèbrent l’ajout des épreuves de skateboard aux Jeux. Toutefois, cette nouveauté n’a pas fait l’unanimité dans la communauté.

«Le "skate", c’est une sous-culture et il y a une certaine réticence de voir la discipline faire partie des Jeux, qui est le plus grand rassemblement sportif au monde, a-t-il reconnu. Certaines personnes voient cela d’un mauvais œil.»

«Personnellement, le sport m’a apporté tant de choses, a-t-il poursuivi. Si je peux inciter un jeune à se lancer parce qu’il m’aura vu à la télé pendant les Jeux, je trouve cela super positif.»

«Ce sera bon pour les compagnies, pour les "skateparks" et pour l’image du sport.»

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Californie–Québec

Depuis déjà quelques années, Lapierre passe la majorité de son temps en Californie. Toutefois, les plages de Carlsbad, près de San Diego, ne l’empêchent pas de revenir chez lui en été.

«Je reviens chaque été, pendant les meilleurs mois pour faire du "skate", a-t-il affirmé. Montréal et le Québec ont encore une place importante dans mon cœur.»

Il vante d’ailleurs le dynamisme de la communauté québécoise de planche à roulettes.

«L’industrie est très productive et il y a beaucoup de soutien pour les "skaters", a-t-il dit. Je suis content d’être Québécois et d’avoir autant de possibilités à Montréal et au Québec.»