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Ironman: reprendre sa vie en main

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Derrière chaque grand événement sportif se cachent plusieurs belles histoires, et l’Ironman de Mont-Tremblant n’y fait pas exception.

Au sein d’un contingent de quelque 2700 athlètes qui s’élancera dimanche matin, il y aura Charles Schwartz, un Québécois de 43 ans qui a décidé de reprendre sa vie en main au cours des dernières années.

Indiquant avoir fait osciller la balance à 230 lb en 2013, il pèse aujourd’hui 160 lb, à quelques jours d’une toute première participation à un Ironman complet.

«Je ne croyais pas me rendre là. Je riais même un peu en voyant des gens faire des marathons. Je faisais cinq kilomètres et ça me tuait! a lancé M. Schwartz, vendredi. Au début, je ne pensais jamais pouvoir me rendre aussi loin. Alors je suis très fier de moi.»

«J’ai vraiment hâte. Je m’entraîne depuis longtemps avec mon coach, Robert Roy, et avec un bon groupe d’amis. Je suis nerveux, évidemment, mais je n’en peux plus d’attendre», a lancé le marathonien, avançant qu’il ne serait pas rendu là sans ses camarades de course.

Retrouver l’énergie

C’est en compagnie de son ex-femme que M. Schwartz a entamé sa remise en forme, il y a quelques années. Souhaitant trouver de bonnes habitudes de vie, ils ont commencé à courir, et M. Schwartz est rapidement tombé sous le charme de la course à pied.

«J’ai commencé à courir et j’ai arrêté de manger de la malbouffe, a expliqué le principal intéressé. Je n’ai pas fait de changements radicaux, mais de petits changements qui ont mené à d’autres changements.»

«Avant, je n’avais pas beaucoup d’énergie. Mon ex-femme et moi avons commencé à courir ensemble. J’ai beaucoup aimé ça, contrairement à elle. Elle a arrêté, et j’ai continué», a-t-il poursuivi.

Ainsi, étape par étape, Schwartz a persévéré. Il a commencé par des sorties de 5 km, puis de 10 km, puis des demi-marathons et des marathons, pour finalement se lancer dans les triathlons. S’il avoue que le parcours a été difficile, il a expliqué que sa volonté n’a jamais failli.

«Mon amour de la course m’a permis de continuer, a-t-il confié. Chaque fois que je courais, je trouvais ça difficile, mais je me sentais très bien après. Alors je continuais, pour pouvoir me sentir encore mieux lors de ma prochaine course.»

Gros défi

Dimanche, M. Schwartz participera à la huitième édition de cet événement à Mont-Tremblant, au cours duquel les athlètes doivent parcourir 3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied.

L’année passée, le Canadien Cody Beals l’avait emporté en 8 h 10 min 36 s. Il sera présent cette année pour défendre son titre. Son compatriote Lionel Sanders, vice-champion du monde en 2017 et deuxième dans les Laurentides en 2018, sera également de la partie.

Les départs pour les différentes catégories seront donnés à compter de 6h35, dimanche.