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Duel de botteurs au camp

Dominic Lévesque, David Côté et Vincent Blanchard luttent pour les deux postes disponibles

David Côté
Photo courtoisie, Rouge et Or David Côté a réussi un placement de 55 verges pour clore le match intraéquipe du Rouge et Or, samedi après-midi au PEPS.

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Le match intraéquipe du Rouge et Or de l’Université Laval s’est conclu par un concours de placements.

David Côté a été le seul à faire mouche sur 55 verges. Dominic Lévesque, Vincent Blanchard et Côté ont réussi leur tentative sur 50 verges. « C’est le fun d’avoir la chance de prouver ce qu’on peut faire, a souligné Côté. J’ai raté ma tentative sur 42 verges, mais le ballon est bien sorti sur 55 verges. J’ai déjà réussi un placement de 65 verges dans un camp aux États-Unis, mais ce n’est pas quelque chose qu’on tente dans un match. »

Opéré à une hanche en février, Côté a recommencé à botter il y a seulement un mois. « Il me manque un peu de force et j’ai moins d’endurance, mais tout va rentrer dans l’ordre, a-t-il raconté. On prévoyait une période de six mois pour une réhabilitation complète et tout se passe bien. »

Les trois botteurs sont impliqués dans une lutte où seulement deux d’entre eux, au maximum, seront habillés chaque semaine. « C’est la première fois que je vis ça et c’est le fun parce qu’on peut se pousser, a raconté Côté. Je fais les trois bottés parce que je ne veux pas être un botteur unidimensionnel. »

Lévesque abonde dans le même sens. « Nous sommes choyés parce qu’il n’y a pas bien des équipes au Canada qui misent sur trois botteurs de qualité, a-t-il souligné. Je fais mes affaires sans me préoccuper des deux autres. Ce matin (samedi) avec David, j’ai travaillé avec mon entraîneur Steve Wolf. On a passé trois journées ensemble cette semaine. Je me suis amélioré depuis que je travaille avec lui et je ne veux pas changer ma technique en optant pour un autre entraîneur. Comme pour ton élan au golf, c’est très différent d’un entraîneur à l’autre. Chris (Christopher Milo) est l’entraîneur uniquement de Vincent. »

Blanchard apprécie la compétition. « Il n’y a que du positif puisqu’on peut s’aider et se coacher, a précisé le botteur recrue. C’est un bon défi, car on sait qu’un botteur ne sera pas habillé. »

Constance

Mathieu Bertrand assure que le concours de placement ne fera pas foi de tout dans son choix. « Tout est évalué à la loupe depuis le jour 1, a indiqué le coordonnateur des unités spéciales. C’est un beau luxe de miser sur trois botteurs de qualité. Nous avons de l’expérience [Lévesque], un gars de 3e année [Côté] et un bel avenir avec une recrue [Blanchard]. Comme avec les quarts-arrière étoiles, on ne pouvait pas ne pas recruter Vincent. À Laval, on recrute les meilleurs. On ne pouvait pas prendre de risque puisque David a été opéré pendant l’hiver et Dominic était admissible au repêchage de la LCF [il a passé quelques jours au camp des Alouettes de Montréal après avoir signé comme agent libre]. Ça va être une bataille chaque semaine parce qu’on ne peut pas habiller trois botteurs et les gars devront faire preuve de constance. »

Au cours des deux dernières saisons, Lévesque s’acquittait des bottés de dégagement et Côté effectuait les bottés de précision et d’envoi. Quant à Nathan Bolduc, il a botté en début de camp, mais il se concentre maintenant sur son boulot de receveur.

Un grand sentiment de fierté habite les anciens joueurs

Daniel Fleury, Bernard Gravel et André Trudel, 3 joueurs des éditions 1995 à 1999.
Photo courtoisie, Rouge et Or
Daniel Fleury, Bernard Gravel et André Trudel, 3 joueurs des éditions 1995 à 1999.

Membres de la première édition de 1995 du Rouge et Or, Daniel Fleury, Bernard Gravel et André Trudel sont animés par un grand sentiment de fierté lorsqu’ils constatent le développement de leur alma mater.

Près de 70 anciens du Rouge et Or ont accepté l’invitation de l’équipe pour un tailgate avant le match simulé de samedi.

« C’est extraordinaire de voir ce qui se passe », a raconté l’ancien bloqueur étoile André Trudel, qui a porté les couleurs du Rouge et Or de 1995 à 1999. « C’est un sentiment de fierté de voir où c’est rendu. À l’époque, on vendait des billets de saison et on payait notre ruban gommé. Je ne regrette rien. Je ne suis aucunement jaloux des nouvelles générations et je veux que ça continue de progresser. »

« Ça va bien pour atteindre le sommet, mais c’est différent d’y rester, de poursuivre Trudel. Le plus bel accomplissement du Rouge et Or est d’être demeuré au sommet. Ça pourrait être facile [pour les joueurs] de s’asseoir sur leurs lauriers, mais il n’y a aucune complaisance. Le Rouge et Or est dirigé par une gang de “crinqués” en mission qui partagent les mêmes valeurs et la même éthique de travail. »

Présent en 1995, même s’il n’a pu disputer que deux parties contre des équipes américaines en raison de son transfert des Gee-Gees d’Ottawa, Gravel n’en revient pas des progrès réalisés.

Dynastie

« C’est fou », a imagé l’ancien maraudeur, qui a été le premier joueur du Rouge et Or sélectionné au sein des équipes d’étoiles canadiennes (1996 et 1997). « Le programme a débuté avec plein de bonnes intentions, mais le développement s’est fait à une vitesse exponentielle de 1995 à 1999. Après la saison hors concours de 1995, le Rouge et Or gagnait la coupe Vanier en 1999. Le progrès a continué, et le programme est devenu une dynastie. La stabilité du personnel d’entraîneurs et les valeurs sont les raisons qui expliquent les succès. »

Détenteur du record d’équipe du RSEQ pour le plus long retour de dégagement (115 verges), Fleury aurait aimé se produire sur une surface synthétique. « Ça m’aurait grandement aidé, a souligné le marchand de vitesse. Nous sommes partis de zéro en 1995 pour devenir des héros en 1999. Je suis fier d’avoir contribué à la tradition. Je ne pensais pas que le programme deviendrait aussi gros. Le Rouge et Or est constamment parmi les meilleurs. Il garde ses acquis et va plus loin. Le statu quo n’a jamais été une option. »