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Femme brûlée vive à Québec: le père de la victime est ému par la vague de solidarité

Le drame est survenu le 9 août dernier sur la rue Arago, dans le quartier Saint-Sauveur. Frej Haj-Messaoud aurait mis le feu à son ancienne conjointe. La femme a brûlé pendant de longues minutes, devant des témoins horrifiés.
Photo d’archives, Guy Martel Le drame est survenu le 9 août dernier sur la rue Arago, dans le quartier Saint-Sauveur. Frej Haj-Messaoud aurait mis le feu à son ancienne conjointe. La femme a brûlé pendant de longues minutes, devant des témoins horrifiés.

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Le père de la jeune femme qui a été aspergée d’essence avant d’être enflammée en pleine rue il y a une semaine, à Québec, est touché par la vague de solidarité des Québécois à l’endroit de sa famille. Il multiplie d’ailleurs les démarches pour arriver au Canada rapidement.

« Il faut que j’arrive le plus vite possible », a lancé Abdeljalil Haj Amor, hier, au Journal, lui qui est toujours en Tunisie huit jours après cette sordide agression qui a ébranlé tout le Québec.

Sa fille de 27 ans été brûlée sur plus de 50 % de son corps après une attaque présumée de son ex-mari, Frej Haj-Messaoud.

Aider son épouse

Abdeljalil Haj-Amor fait tout en son possible pour rentrer au Canada dans un court délai.

Il veut notamment prêter main-forte à sa femme, qui aurait selon lui de la difficulté à communiquer avec le personnel médical et qui s’occupe seule de leurs deux petits-enfants âgés de 5 et 6 ans.

« Mon passeport était expiré, donc ça a pris un peu de temps pour le renouveler. Je ne sais pas quand je vais arriver. Ça dépend des démarches auprès de l’ambassade », a confié M. Haj Amor.

« Dès lundi, je partirai à Tunis pour [me rendre à] l’ambassade du Canada », a-t-il signifié, ajoutant avoir reçu un appel du consulat de Tunisie à Montréal pour le soutenir dans ses démarches.

La distance qui le sépare du Québec ne l’empêchera toutefois pas de suivre les procédures judiciaires de l’ex-mari de sa fille, assure-t-il.

Fej Haj-Messaoud, accusé de tentative de meurtre et de voies de fait graves relativement à l’attaque, demeure toujours détenu.

« Je les remercie du fond du cœur »

S’il peut suivre les procédures grâce au web, Abdeljalil Haj-Amor s’en sert aussi pour mesurer l’ampleur de la vague de sympathie dont sa fille a été l’objet depuis une semaine.

En plus des nombreux témoignages d’appui, une campagne de sociofinancement a été lancée par Tanya St-Arnauld, qui a vécu un drame similaire en 2012 quand son ex-copain l’a aspergée d’acide. Plus de 2400 $ ont été amassés en deux jours.

« Les Québécois et les Québécoises, ils sont chaleureux. Je les remercie du fond du cœur », a tenu à souligner M. Haj Amor.

Il a par ailleurs bon espoir que sa fille s’en sortira malgré son état qui n’est « pas facile » et qui devrait nécessiter une hospitalisation de plusieurs mois.

En entrevue au Journal mardi, Tanya St-Arnaud confiait vouloir aider la victime, qu’elle ne connaît pas. Elle a d’ailleurs pris contact avec la famille de cette dernière.

« Cette jeune femme, mère de deux enfants, aura une longue convalescence, et s’il est possible de lui offrir un petit répit durant cette terrible épreuve, cela pourrait changer le cours des événements à venir dans sa vie », a écrit Mme St-Arnauld sur la page de sociofinancement créée pour la jeune victime de Québec.