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Julie du Page : «Ç’a été un coup de foudre incroyable!»

Julie Du Page et Andrew Lapierre
Photo Journal de Montréal, Martin Alarie Julie Du Page et Andrew Lapierre

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Si les coups de foudre suscitent la méfiance de plusieurs, il faut quand même admettre que certains ont des conséquences heureuses. Ç’a été le cas de Julie du Page et Andrew Lapierre, qui sont tombés follement amoureux au premier regard. Quinze ans et deux enfants plus tard, ils sont toujours aussi heureux ensemble. Retour sur les origines et sur les hauts faits de cette relation des plus inspirantes.

Julie, qu’est-ce qui occupe ton été?

J’ai recommencé les tournages de «5e rang», série qui a soulevé un réel engouement. Je m’occupe aussi de mon blogue, «Julie la Pie». C’est une grande joie de pouvoir m’exprimer sur toutes sortes de sujets qui m’interpellent, de manière absolument libre. Ça me permet aussi de me faire connaître autrement et de mettre en avant une dimension un peu plus profonde et intellectuelle de moi-même, que les gens ne soupçonnent pas nécessairement.

Il y a quelque temps, tu as exprimé ta fierté de célébrer 15 ans de mariage. Ton union fait-elle partie de tes succès personnels?

Oui, bien sûr! Ma famille est probablement mon plus grand succès. Être en couple aussi longtemps est un défi. De nos jours, il y a une espèce de volatilité dans l’air, et c’est devenu facile de passer à autre chose rapidement. On tire une grande fierté du fait de travailler sur quelque chose et de faire en sorte que ça fonctionne, même si ce n’est pas toujours évident. Je ne te cacherai pas que, 15 ans de mariage, ce n’est pas toujours un long fleuve tranquille! Nous ne sommes pas toujours sur la même longueur d’onde. Il y a des moments où on peut se demander si on s’éloigne, mais, entre Andrew et moi, il y a quelque chose de fondamentalement fort. Il y a énormément de respect entre nous, de même qu’une volonté inflexible que ça fonctionne.

N’est-ce pas merveilleux d’avoir encore cette volonté après 15 ans?

C’est vrai. Et nous voyons nos enfants grandir. Nous aimons l’idée d’être encore ensemble pour eux. Avoir des souvenirs en commun — et les nôtres sont de plus en plus étoffés —, c’est une grande joie. Pour que ça marche, il faut que les deux partenaires soient engagés. Si je tenais mordicus à ma relation, mais que ce n’était pas le cas d’Andrew, je ne pourrais pas tenir la barre toute seule. C’est un travail d’équipe. Nous avons la chance de vouloir la même chose, même si, parfois, ça n’a pas nécessairement été facile.

Au fil du temps, avez-vous développé une amitié très forte, lui et toi?

Oui, tout à fait. Andrew est mon meilleur ami, et je crois que l’inverse est aussi vrai. Nous nous encourageons. Nous avons connu des hauts et des bas dans nos carrières, nous avons traversé beaucoup de choses. D’un seul regard, nous savons ce que l’autre pense. Lorsque j’anime une soirée, ça me rassure qu’il soit à mes côtés. Lorsque je dois apprendre des textes, il m’aide. Nous sommes très carriéristes, car notre épanouissement est très important pour nous. Il y a eu des années où, avec les enfants, j’ai moins travaillé. Parfois malgré moi. Ça ne marchait pas autant que je l’aurais souhaité. Andrew comprenait ma volonté de m’accomplir au sein de ma famille, mais aussi dans ma vie professionnelle.

Comme tu comprends toi-même son propre désir?

Oui. Comme c’est un entrepreneur, il est aussi dans un métier à risque. Ça rend la vie trépidante, et c’est ce qui fait qu’on se comprend. Il n’est pas un artiste, je ne suis pas une entrepreneuse, mais nous nous comprenons, parce que certaines réalités dans nos métiers sont similaires. 

À ton avis, qu’est-ce qui fait que l’amour dure, de nos jours?

Je pense qu’il y a une part d’indéfinissable. C’est évident qu’il faut travailler un couple, mais il ne faut pas que ce soit trop forcé non plus. Être aux côtés de quelqu’un doit être une évidence. Il faut vouloir les mêmes choses, avoir des buts communs, avoir des projets, aussi. Il ne faut jamais stagner. Récemment, encore, nous nous disions que nous ne prenions pas suffisamment soin de nous, Andrew et moi. Parce qu’il y a le travail, les enfants... Nous sommes conscients qu’il faut faire attention. Cela dit, peu importe ce qui pourrait arriver avec Andrew, nous avons une admiration l’un pour l’autre. C’est un chic type, un bon papa, une bonne personne. Et si tu lui posais la question, il dirait la même chose de moi.

Revenons aux débuts de votre histoire, si tu le veux bien...

Nous nous sommes rencontrés en 2003. À cette époque, je tournais «Lance et compte», et la dernière journée de tournage se déroulait à Québec. Andrew était sur place, car c’est son entreprise qui louait les caméras. Il était passé au Colisée pour s’assurer que tout allait bien. Lorsque nous nous sommes vus, ç’a été un coup de foudre incroyable! D’ailleurs, dans le «making of» de la série, nous voyons nos regards qui se croisent pour la première fois. Ç’a été un moment magique! Je vivais alors à Los Angeles. Cinq semaines plus tard, j’étais enceinte, et cinq mois plus tard, nous étions mariés! Si ma fille m’annonçait une chose pareille, je lui dirais: «Mais ça ne va pas?!» (rires)

Je présume que vous étiez habités par une grande certitude...

Oui, c’était le cas. Moi, je suis Balance, alors je tergiverse beaucoup. Mais, Andrew et moi, c’était une évidence. Je ne suis pas une écervelée: j’ai réfléchi à la chose, mais c’était plus fort que tout. Je savais que je ne pouvais pas prendre une mauvaise décision.

C’est ce qu’on appelle une rencontre magique!

Oui. C’était extraordinaire et révélateur de la suite des choses. Ça n’a pas été évident, car, quelques mois plus tard, nous étions mariés, nous avions un bébé et nous nous connaissions à peine. C’est pour cette raison que nous nous amusons à dire que nous avons fait les choses à l’envers. Encore une fois, si mes enfants me disaient ça, j’aurais peur!

Quels ont été les commentaires autour de vous?

Mes parents m’ont toujours fait confiance. Quand j’ai eu 18 ans, j’ai eu l’occasion d’aller à Paris, puis à Los Angeles afin de poursuivre mon rêve. J’ai toujours été raisonnable malgré tout. C’était un peu fou, mais je crois qu’ils ont senti que je devais aller au bout de ce rêve. J’avais mesuré ma décision, et mes parents ont bien accueilli Andrew.

Avez-vous raconté votre histoire à vos enfants?

Oui, nous leur avons raconté notre rencontre, mais en prenant certaines précautions. Billie a été la plus belle surprise qui nous soit arrivée. Puis, j’en ai eu une seconde, qui est Augustin. Les plus beaux jours de ma vie demeurent la naissance de mes enfants. Ils ont changé mon existence, m’ont ouvert le cœur et m’ont donné envie d’être une meilleure personne. Être parent, c’est un don de soi. Augustin a 12 ans, mais il semble en avoir 15. C’est un bon garçon, très tendre et protecteur avec sa mère et sa sœur. Billie a presque 15 ans. Elle s’est découvert une passion pour le piano et le chant. Elle a une jolie voix, de même qu’un grand sens musical. C’est assurément une artiste.

«Les invisibles», dès le mercredi 11 septembre, à 20 h, à TVA. «5e rang», dès le mardi 10 septembre, à 21 h, à Radio-Canada. Pour lire son blogue: juliedupage.com.