/entertainment/events
Navigation

Le cosplay: une passion coûteuse, mais qui en vaut la peine

Le cosplay: une passion coûteuse, mais qui en vaut la peine
STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Toute l’année, les amateurs de dessin animé japonais attendent cette fin de semaine avec impatience. Pour l’Otakuthon, certains ont mis des mois et investi des centaines de dollars pour confectionner leur costume.

«Je dirais que ça m’a coûté environ 2000$», a reconnu Sabrina Fontaine, qui a travaillé pendant deux ans pour concevoir son déguisement.

 

Sabrina Fontaine
Photo Agence QMI, Steve Madden
Sabrina Fontaine

 

Avec ses longues ailes de métal, recouverte de vraies plumes, la jeune femme de 24 ans ne passait pas inaperçue au Palais des congrès samedi matin. Certes, son accoutrement n’est pas des plus confortables, «mais il faut souffrir pour faire du cosplay», dit-elle.

«Ça vaut la peine. C’est tellement un beau passe-temps. Voir tous ces gens ici qui me prennent en photo et qui me disent qu’ils apprécient mon travail, c’est ma récompense», a poursuivi Sabrina Fontaine, qui participe à ce genre d’événement depuis dix ans.

Un événement qui se renouvelle

 

Kim Allarie
STEVE MADDEN/AGENCE QMI
Kim Allarie

 

Kim Alarie vient à l’Otakuthon – le deuxième plus important festival dédié à la culture japonaise au Canada – depuis le même nombre d’années. L’ambiance lors du festival a beaucoup changé depuis, a-t-elle remarqué.

«Quand on regarde nos costumes de l’époque, on est un peu gênés parce qu’aujourd’hui, les costumes sont vraiment à un niveau supérieur. Je n’ai plus le même genre de fun non plus que quand j’avais 15 ans. À l’époque, je voulais acheter tout ce que je voyais. Aujourd’hui, le but, c’est plus de créer, de se retrouver entre amis», a observé Kim Alarie, la voix un peu tremblotante.

Si elle est particulièrement nerveuse cette année, c’est que c’est la première fois qu’elle sortait en public avec un costume qu’elle a créé seule de A à Z, une immense fierté pour elle.

La célébration de la démesure

 

Jean et Jonathan le Guedard
Photo Agence QMI, Steve Madden
Jean et Jonathan le Guedard

 

C’était aussi une première pour Jean Le Guédard, 53 ans, qui portait un costume de Godzilla, son idole de jeunesse. Conçu sur mesure par son fils, l’impressionnant habit était même muni d’un système Bluetooth afin de retransmettre la musique du mythique film nippon. Pour que son père ne suffoque pas sous son masque, Jonathan Le Guédard a équipé le déguisement de deux ventilateurs.

«J’ai aussi acheté entre 80 et 90 feuilles de mousse. Je ne sais pas combien ça peut avoir coûté en tout», a raconté Jonathan Le Guédard.

Évidemment, lorsqu’on est passionné, on ne regarde pas la dépense, mais Julie Vachon a quand même essayé de s’en tenir à un plus petit budget cette année.

 

Ashlie Sparles, Julie Vachon, Jill, Julie Savage et Ashley Reddick
STEVE MADDEN/AGENCE QMI
Ashlie Sparles, Julie Vachon, Jill, Julie Savage et Ashley Reddick

 

«Au Québec, je trouve que ça devient malsain. J’en vois beaucoup qui sont dans la démesure, surtout les jeunes qui n’ont pas d’autres dépenses. Moi aussi, j’en mettais beaucoup quand j’ai commencé. Mais maintenant, j’essaie de récupérer tout ce que j’ai accumulé depuis des années», a laissé tomber celle qui est une adepte de cosplay depuis 2008.

Son passe-temps lui a quand même coûté environ 600$ cette année.

L’Otakuthon, qui en est à sa 14e année, se poursuit jusqu’à dimanche au Palais des congrès.