/travel/destinations
Navigation

Mexique: La Mexico super-policée

Cette policière municipale m’a semblé sympathique et aux antipodes des corrompus à l’air sinistre qui font office de police dans d’autres pays latinos.
Photo courtoisie, Gilles Proulx Cette policière municipale m’a semblé sympathique et aux antipodes des corrompus à l’air sinistre qui font office de police dans d’autres pays latinos.

Coup d'oeil sur cet article

Chaque fois que je remets les pieds à Mexico, ça me renverse : la présence policière est absolument partout. Impossible de faire trois pas sans voir un agent. Non seulement il en faut pour « gérer » l’affreuse congestion automobile, une des pires du monde, mais la violence des narcotrafiquants oblige la mégalopole à se protéger du crime avec un foisonnement de représentants de l’ordre bien armés !

Cette omniprésence des policiers à Mexico pourrait être étouffante. Au contraire, pour le touriste, elle est rassurante. Et parce que bientôt on s’habitue à croiser des agents partout, on finit par ne plus y faire attention. Ils font partie du décor. J’ai vu un couple d’amoureux s’embrasser langoureusement et se dire des mots doux juste à côté d’une autopatrouille flanquée d’agents armés.

Non seulement la police est partout, mais il ne faut pas oublier les militaires !
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Non seulement la police est partout, mais il ne faut pas oublier les militaires !

Si vous parlez l’espagnol, ces policiers servent aussi, au besoin, de guides... ou plutôt d’orienteurs : pour aider les perdus à se retrouver.

Bref, le Mexique a pris conscience de l’importance de son industrie touristique et a résolu de ne pas laisser les El Chapo de ce monde terroriser les visiteurs et tuer cette manne légale.

Si vous voulez dévaliser une banque au centre-ville ou arracher le sac à main d’une touriste, préparez-vous à affronter 1000 agents qui vont sortir de nulle part pour vous attraper. Mon guide, cependant, me mettait en garde contre les pickpockets très actifs dans les lieux très achalandés. Ça m’est déjà arrivé, mais c’était au Brésil. À Rio de Janeiro, une femme m’a abordé et parlé en portugais et, tel un magicien, elle est parvenue à subtiliser mon argent : 300 $. Je m’en suis rendu compte de l’autre côté de la rue. Les policiers, qui ont vu la scène, riaient... Ce n’est pas dans l’actuel Mexico que ça se passerait comme ça !