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[PHOTOS] Fiers de la société accueillante dans laquelle ils vivent

Environ 350 000 personnes ont assisté à ce défilé toujours très coloré dans les rues de Montréal

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Montréal est une des sociétés les plus ouvertes du monde pour y vivre pleinement son homosexualité, même s’il reste encore de l’éducation à faire, croient des participants rencontrés au défilé de la Fierté, dimanche.

Environ 350 000 personnes ont célébré le traditionnel défilé qui clôture le festival Fierté Montréal. Des hommes et des femmes issus de la communauté LGBTQ2+ affichant le drapeau arc-en-ciel s’embrassaient et se collaient sur le boulevard René-Lévesque, le corps parfois couvert de paillettes.

Dominick Gravel/Agence QMI

Ils sont conscients que ces démonstrations publiques d’affection ne sont pas acceptées partout sur la planète et sont fiers de leur société.

« Cette parade-là est nécessaire pour appuyer les gens qui n’ont pas la chance, malheureusement, d’avoir autant d’acceptation et d’amour que nous », a dit Vincent Dubuc, 20 ans, de Sainte-Thérèse.

Dominick Gravel/Agence QMI

Il lui arrive d’essuyer des regards désapprobateurs de temps à autre, mais il estime que la voix LGBTQ2+ dans la région métropolitaine est assez puissante pour combattre l’adversité.

Des Clichés

L’homophobie en dehors des réseaux sociaux est généralement subtile, voire cachée, selon les gens croisés. Un couple de lesbiennes a toutefois rapporté devoir parfois subir des commentaires déplacés d’hommes qui ont une vision pornographique de l’homosexualité féminine.

Dominick Gravel/Agence QMI

« Ce n’est pas des trucs qu’ils viennent nous dire dans notre face, mais honnêtement, je trouve ça affreux et dégueulasse. On n’est pas là pour faire plaisir aux autres. On est en couple, et c’est de l’amour », a expliqué Elizabeth Waddell, 17 ans, de la Rive-Sud.

Il est clair pour le vice-président de Fierté Montréal, Jean-Sébastien Boudreault, que la communauté doit continuer de progresser.

Dominick Gravel/Agence QMI

« Ce n’est pas vrai qu’on a atteint l’égalité de droit. Je pense aux immigrantes trans. Je pense aussi aux personnes âgées qui doivent retourner dans le placard lorsqu’elles vont vivre en résidence », a-t-il souligné en conférence de presse.

Politique

Dominick Gravel/Agence QMI

Différentes personnalités politiques ont pris part à la marche, notamment le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le premier ministre du Québec, François Legault, qui en était à sa première participation.

Dominick Gravel/Agence QMI

 

Dominick Gravel/Agence QMI

« Je suis fier que le Québec soit l’une des sociétés les plus inclusives au monde. Mais on doit continuer de dénoncer l’homophobie et la transphobie », a-t-il écrit sur Twitter.

– Avec Étienne Paré, Agence QMI

Dominick Gravel/Agence QMI

 

Des gens provenant de divers horizons

Étienne Paré, Agence QMI

Dominick Gravel/Agence QMI
Dominick Gravel/Agence QMI

Le défilé de la Fierté à Montréal rejoint des gens de tous les horizons, pas seulement des membres de la communauté LGBTQ2+.

Cynthia Laliberté a notamment fait le chemin depuis Trois-Rivières avec son conjoint et ses deux enfants pour assister au flamboyant défilé de chars allégoriques.

Dominick Gravel/Agence QMI

« Je trouvais ça important de venir montrer à mes enfants qu’il y a des hommes qui aiment les hommes, des femmes qui aiment les femmes et que c’est bien correct de même », a-t-elle commenté.

La majorité des gens se rallient derrière la communauté, estime Audrey Belzile, 22 ans. Elle croit qu’il ne faut pas se laisser ralentir par certains commentaires désobligeants écrits sur les réseaux sociaux.

Dominick Gravel/Agence QMI
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Propos haineux

Fierté Montréal rapportait samedi avoir recensé 1000 commentaires haineux ou homophobes sur sa plateforme depuis le mois de mai.

« C’est qui c’est gens-là? Ils ne se pointent jamais la face », a dit Mme Belzile.

Dominick Gravel/Agence QMI

À 68 ans, Richard Gravel a vu une belle évolution, même si tout n’est pas encore parfait.

« Ça va prendre le temps que ça va prendre. Ici, on a du chemin de parcouru, mais il y a d’autres endroits dans le monde, où il y a beaucoup de travail à faire », a-t-il dit.

Dominick Gravel/Agence QMI
Dominick Gravel/Agence QMI

Tradition

Jessy Desjardins, qui se définit comme pansexuel (qui peut être attiré par un individu de n’importe quel sexe ou genre), tenait lui aussi à venir voir le défilé, un événement qui est devenu une tradition pour lui.

Dominick Gravel/Agence QMI

« D’année en année, on remarque que c’est de plus en plus corporatif. Mais moi, je continue de venir ici pour les gens ailleurs dans le monde qui n’ont pas cette chance », a-t-il soutenu, alors qu’il brandissait fièrement le drapeau arc-en-ciel.

– Avec Amélie St-Yves, Le Journal de Montréal