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Le gouvernement Legault va lancer une consultation sur la cyberdépendance

Le gouvernement Legault va lancer une consultation sur la cyberdépendance
Photo d'archives, Simon Clark

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Le gouvernement Legault a annoncé dimanche qu’il tiendra une consultation sur la cyberdépendance, un problème qui touche de plus en plus de jeunes.

Québec croit que cet exercice permettra de guider les écoles et les familles dans la prévention et la lutte contre cette dépendance qui prend de plus en plus des allures d’épidémie.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, un jeune sur cinq passe plus de 35 heures par semaine derrière un écran. Chez les enfants d’âge préscolaire, plus de 85 % dépassent la limite recommandée dans les lignes directrices nationales en consacrant plus d’une heure par jour aux appareils électroniques, comme l’indique la Société canadienne de physiologie de l'exercice.

«Bien que le phénomène soit en émergence et nécessite d'être mieux documenté, nous connaissons de mieux en mieux les nombreux risques que représente une utilisation problématique des appareils numériques», a indiqué par communiqué le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, qui a été mandaté par le bureau du premier ministre pour préparer la consultation.

Celle-ci devrait se pencher particulièrement sur les groupes vulnérables à la cyberdépendance, qui sont plus à risque de développer des problèmes de santé physique et mentale.

Rejoint par l’Agence QMI, le bureau du ministre Carmant n’a pas été en mesure toutefois de préciser quand exactement aura lieu la consultation.

Un enjeu qui va prendre de plus en plus de place

Dans les dernières semaines, les enjeux autour de la cyberdépendance ont beaucoup fait parler sur la scène politique québécoise. La semaine dernière, le député libéral Enrico Ciccone s’était inquiété du fait que certaines écoles québécoises offriront à la rentrée une «concentration compétitive en sport électronique», un programme similaire au sport-études.

«On fait rentrer ça à l'école, mais on enseigne aux jeunes une éthique, on leur apprend à être maître d'eux-mêmes, on les motive pour réussir à l'école», avait alors rétorqué le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

La cyberdépendance risque de continuer d’attirer l’attention des élus dans les prochaines années. Alors qu’il y a cinq ans, 83 personnes avaient été traitées pour ce genre de problème au Québec, les centres de réadaptation en dépendance en ont reçu 467 dans la dernière année seulement.